Cour de cassation, 27 mai 1997. 95-14.194
Juridiction :
Cour de cassation
Numéro de pourvoi :
95-14.194
Date de décision :
27 mai 1997
Résumé par l'IA
Résumé par l'IA
Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.
Débloquer le résumé IATexte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par la société Valmy entretien, société à responsabilité limitée dont le siège social est ..., en cassation d'un arrêt rendu le 24 janvier 1995 par la cour d'appel de Grenoble (1re Chambre civile), au profit :
1°/ de la Caisse interprofessionnelle paritaire de retraite des Alpes (CIPRA), dont le siège social est ...,
2°/ de la CIPRA-P, dont le siège social est ..., défenderesses à la cassation ;
La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;
LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 22 avril 1997, où étaient présents : M. Lemontey, président, M. Fouret, conseiller rapporteur, Mme Delaroche, conseiller, M. Roehrich, avocat général, Mme Aydalot, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. Fouret, conseiller, les observations de Me Vuitton, avocat de la société Valmy entretien, de Me Boullez, avocat de la CIPRA et de la CIPRA-P, les conclusions de M. Roehrich, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique, pris en ses trois branches, tel qu'il figure au mémoire en demande et est reproduit en annexe au présent arrêt :
Vu l'article 1134 du Code civil ;
Attendu que M. X..., gérant de la société Valmy entretien, percevait un salaire représentant 8 % du chiffre d'affaires tel qu'il ressortait de l'exercice comptable arrêté au 30 juin de chaque année; que cette rémunération lui était versée une fois par an; que cette société a souscrit auprès de la CIPRA-P une assurance tendant à verser à son gérant, en cas d'arrêt de travail indemnisé par la sécurité sociale, des prestations complémentaires lui garantissant 90 % de son salaire; que M. X..., à partir du 12 avril 1991, s'étant trouvé en arrêt de travail, la société Valmy entretien et la CIPRA-P se sont opposées sur l'assiette de l'indemnité à retenir pour la période d'avril 1991 à avril 1992, la société Valmy entretien soutenant que l'indemnité d'avril 1991 à juin 1991 devait être calculée par référence au chiffre d'affaires arrêté au 30 juin 1991 et l'indemnité afférente à la période de juillet 1991 à avril 1992 fixée par référence au chiffre d'affaires arrêté au 30 juin 1992 tandis que la CIPRA-P soutenait que la période de référence était l'année civile ;
Attendu que pour écarter les prétentions de la société Valmy entretien de voir l'indemnité calculée sur la base du salaire effectivement versé à M. X... pendant la période de douze mois précédant la date de l'arrêt de travail, soit du 12 avril 1990 au 12 avril 1991, la cour d'appel s'est bornée à énoncer qu'à juste titre, le premier juge a écarté ce mode de calcul, la société Valmy entretien ne justifiant pas du chiffre d'affaires réalisé au 12 avril 1991 arbitrairement fixé à 2 500 000 francs; que la cour d'appel a ainsi dénaturé les termes clairs et précis de la convention d'assurances précitée ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 janvier 1995, entre les parties, par la cour d'appel de Grenoble ;
remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry ;
Condamne la CIPRA-P aux dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la CIPRA-P et de la CIPRA ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-sept mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.
Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?
Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.
Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment
Historique des décisions
Historique des décisions
Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.
Voir l'historique