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Tribunal judiciaire, 19 décembre 2024. 23/03027

Juridiction :

Tribunal judiciaire

Numéro de pourvoi :

23/03027

Date de décision :

19 décembre 2024

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Texte intégral

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 12] --------------------- MINUTE N° : DU : 19 Décembre 2024 DOSSIER : N° RG 23/03027 - N° Portalis DBZ2-W-B7H-HYBV [19] JUGEMENT PARTIES : DEMANDEUR : Madame [D] [N] [H] épouse [I] née le [Date naissance 6] 1984 à [Localité 17] de nationalité Française [Adresse 1] [Adresse 10] [Localité 7] représentée par Me Lysiane VAIRON, avocat au barreau de BETHUNE DEFENDEUR : Monsieur [M] [O] [Z] [I] né le [Date naissance 2] 1979 à [Localité 21] de nationalité Française domicilié : chez Mme [V] [L] [Adresse 4] [Localité 8] représenté par Me Claire LAMORIL-HOUTART, avocat au barreau d’ARRAS LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES: LE POULIQUEN Jean-François LE GREFFIER: NICLAEYS Géraldine ORDONNANCE DE CLOTURE : 03 Juillet 2024 DÉBATS EN CHAMBRE DU CONSEIL : 19 Septembre 2024 JUGEMENT MIS A DISPOSITION AU GREFFE LE 21 Novombre 2024, date indiquée à l’issue des débats , prorogée au 19 Décembre 2024. - EXPOSE DU LITIGE M. [M] [I] et Mme [D] [H] se sont mariés le [Date mariage 3] 2007 devant l'officier de l'état-civil de la commune de [Localité 20] (62) sans avoir fait précéder leur union d'un contrat de mariage. Ils sont les parents de : - [X] [I], né le [Date naissance 2] 2006, à [Localité 20] (62) et reconnu par son père le 22 janvier 2007 et par sa mère le 1er février 2006 ; - [Y] [I], né le [Date naissance 5] 2008, à [Localité 20] (62). Par acte du 13 septembre 2023, l'épouse a fait assigner son conjoint en divorce sans indiquer le fondement de sa demande. M. [M] [I] a constitué avocat par acte déposé par RPVA le 6 octobre 2023. A l'audience d'orientation et sur mesures provisoires, les époux ont accepté le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci. Cette acceptation a été constatée immédiatement dans un procès-verbal dressé par le juge et signé par les époux et leurs avocats. Par ordonnance d’orientation et sur mesures provisoires en date du 15 novembre 2023 rectifiée par ordonnance du 24 janvier 2024, le juge de la mise en état a : - constaté que les époux acceptent le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci, - constaté la résidence séparée des époux à compter du 3 janvier 2022, - attribué la jouissance du domicile conjugal à l’épouse, à charge pour elle de régler le loyer afférent, - attribué la jouissance des meubles meublants à Mme [D] [H], - fait défense expresse à chacun d’importuner son conjoint dans sa nouvelle résidence, - ordonné la remise des vêtements et objets personnels à chacun des époux, - attribué à Mme [D] [H] la jouissance du véhicule automobile Kia Sportage, - attribué à M. [M] [I] la jouissance du véhicule automobile Opel Astra, - dit que le règlement provisoire de tout ou partie des dettes s’opérera à compter de la demande en divorce, de la manière suivante : M. [M] [I] prendra en charge le crédit [16] au titre du regroupement de crédits, d’une échéance mensuelle de 250,64 euros, sous réserve de ses droits à récompense dans le cadre des opérations de compte, liquidation et partage de la communauté, - débouté Mme [D] [H] de sa demande d’exercice exclusif de l’autorité parentale sur les enfants [X] et [Y] [I], - constaté que les deux parents exercent conjointement l’autorité parentale sur les enfants [X] et [Y] [I], - fixé la résidence des enfants au domicile maternel, - dit que le droit de visite et d’hébergement de M. [M] [I] à l’égard des enfants s’exercera selon des modalités exclusivement amiables, - rappelé aux parties qu’il leur appartient de se communiquer tout changement d’adresse, sous peine d’encourir des poursuites pénales, aucune disposition légale n’imposant par contre la communication d’un éventuel numéro de téléphone, - fixé la contribution due par M. [M] [I] à l’entretien et à l’éducation des enfants [X] et [Y] [I] à la somme de 200 euros par mois et par enfant, soit 400 euros au total, à compter du 13 septembre 2023, - et au besoin condamné M. [M] [I] à payer à Mme [D] [H] la contribution susvisée, payable mensuellement et d’avance avant le 5 de chaque mois au domicile de celle-ci, prestations familiales non comprises et en sus, et ce à compter du 13 septembre 2023, - constaté l’accord des parents pour ne pas mettre en place l’intermédiation financière des pensions alimentaires, - dit, en conséquence, qu’il n’y a pas lieu à intermédiation des pensions alimentaires par l’organisme débiteur des prestations familiales en application de l’article 373-2-2 II 1° du code civil. Dans le dernier état de ses écritures déposées le 02 juillet 2024, Mme [D] [H] demande au juge aux affaires familiales de : - prononcer le divorce des époux [R] en application de l’article 233 du code civil, - ordonner la mention du dispositif du jugement à intervenir en marge de l’acte de mariage des époux dressé le 25 août 2017 par devant l’officier d’état civil de la commune de [Localité 20] (62) ainsi qu’en marge des actes de naissance de chacun des époux, - déclarer recevable la demande en divorce de Mme [D] [H] pour avoir satisfait à l’obligation de proposition de liquidation des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux prévue à l’article 252 du code civil, - fixer la date des effets du divorce entre les époux concernant leurs biens à la date de la séparation, soit le 03 janvier 2022, - ordonner la révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort qu’elle a pu accorder envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, - constater l’accord des époux pour que M. [M] [I] prenne à sa charge la totalité du passif de communauté, - confier exclusivement l’exercice de l’autorité parentale sur l’enfant encore mineur [Y], né le [Date naissance 5] 2008 à [Localité 20] (62) à la mère, - fixer la résidence de l’enfant mineur chez sa mère, - attribuer à M. [M] [I] un droit de visite et d’hébergement sur [Y] qui s’exercera librement, - fixer la contribution alimentaire due par M. [M] [I] à l’entretien et à l’éducation des enfants [X] et [Y] à la somme de 200 euros par mois et par enfant soit 400 euros au total, avec indexation et révision annuelle à la date d’anniversaire de la décision à intervenir, - condamner M. [M] [I] au paiement de ces sommes, - dire y avoir lieu à intermédiation financière, - laisser à chacune des parties la charge de ses propres dépens qui seront recouvrés conformément aux lois sur l’aide juridictionnelle. Dans le dernier état de ses écritures déposées le 02 juillet 2024, M. [M] [I] demande au juge aux affaires familiales de : - prononcer le divorce des époux [E] en application de l’article 233 du code civil, - ordonner la mention du dispositif du jugement à intervenir en marge de l’acte de mariage desdits époux célébré le [Date mariage 3] 2007 par devant l’officier d’état civil de [Localité 20] (62), ainsi qu’en marge des actes de naissance de chacun de ceux-ci, - déclarer recevable la demande en divorce de M. [M] [I] pour avoir satisfait à l’obligation de proposition de liquidation des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux, prévue à l’article 252 du code civil, - fixer la date des effets du divorce entre les époux concernant leurs biens à la date de leur séparation effective soit à la date du 03 janvier 2022, - fixer les mesures accessoires au divorce relatives aux époux comme suit : - dire qu’aux prononcé du divorce, l’épouse reprendra son nom de jeune fille, - renvoyer les parties à procéder à l’amiable à la liquidation de leur régime matrimonial, - ordonner la révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort qu’elle a pu accorder envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union, - juger que M. [M] [I] remboursera seul en totalité le crédit commun souscrit auprès de [16] dont l’échéance mensuelle se chiffre à 250 euros et dont le solde se chiffrait à 19 010,94 euros en mars 2022 sans que les comptes ne soient refaits entre les époux, - juger qu’aucune prestation compensatoire ne sera mise à la charge d’aucun des deux époux en l’accord des époux, - déclarer irrecevable la demande de Mme [D] [H] tendant à exercer seule l’autorité parentale sur l’enfant [Y], faute d’élément nouveau, - débouter Mme [D] [H] de sa demande tendant à pouvoir exercer seule l’autorité parentale sur l’enfant [Y], - confirmer les mesures prises par l’ordonnance sur mesures provisoires en date du 15 novembre 2023 en ce qu’elle a : - dit que l’autorité parentale sera exercée conjointement par les deux parents sur [Y]. - fixé la résidence de [Y] au domicile de la mère, - attribué à M. [M] [I] un droit de visite et d’hébergement sur [Y] qui s’exercera librement au vu de son âge, - fixé la contribution due par M. [M] [I] à l’entretien et à l’éducation des enfants [X] et [Y] à la somme de 400 € par mois au total soit 200 € par mois et par enfant, avec indexation à verser à Mme [D] [H], - ne pas mettre en place l’intermédiation financière des pensions alimentaires, - débouter Mme [D] [H] de l’ensemble de ses demandes, fins et conclusions contraires, - juger que chacune des parties conservera la charge de ses propres dépens. En application de l'article 455 du code de procédure civile, il convient de se référer aux dernières écritures précitées des parties pour plus ample exposé des faits, prétentions et moyens de celles-ci. Les titulaires de l’autorité parentale ont été informés du droit de leurs enfants mineurs, capables de discernement, concernés par la présente procédure, à être entendus et à être assistés d’un avocat, conformément aux dispositions des articles 388-1 du code civil et 338-1 et suivants du code de procédure civile. A ce jour, aucune demande d'audition n'est parvenue au tribunal. L’absence de procédure en assistance éducative a été vérifiée. L'ordonnance de clôture a été rendue le 3 juillet 2024 avec fixation à l’audience des plaidoiries du 19 septembre 2024. La décision a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024, prorogée au 19 décembre 2024. [DÉBATS NON PUBLICS – Motivation de la décision occultée] PAR CES MOTIFS Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire et susceptible d'appel, après débats hors la présence du public, Vu l'assignation en divorce en date du 13 septembre 2023, Vu le procès-verbal d’acceptation du principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l'origine de celle-ci du 11 octobre 2023, -PRONONCE en application des articles 233 et 234 du code civil le divorce de : M. [M] [O] [Z] [I] né le [Date naissance 2] 1979 à [Localité 20] (62) et Mme [D] [N] [H] née le [Date naissance 6] 1984 à [Localité 20] (62) mariés le [Date mariage 3] 2007 à [Localité 20] (62) ; -ORDONNE la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l'article 1082 du code de procédure civile, en marge de l'acte de mariage, de l'acte de naissance de chacun des époux ; -RAPPELLE que seul le dispositif du jugement pourra être reproduit pour la transcription de la décision dans un acte authentique ou un acte public ; -DIT n'y avoir lieu à statuer sur les demandes de "donner acte" ou d'application de dispositions prévues de plein droit par la loi ; -RENVOIE, le cas échéant, les parties à procéder à l'amiable aux opérations de compte, liquidation et partage de leur régime matrimonial et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1360 et suivants du code de procédure civile ; -CONSTATE l’accord des parties tendant à la prise en charge par M. [M] [I] du remboursement du crédit souscrit auprès de la société [16] n° 4365 301 958 9001 d’une mensualité de 250,64 euros ; -CONSTATE l’absence de demande de prestation compensatoire ; -DIT qu'en ce qui concerne leurs biens le présent jugement prendra effet dans les rapports entre époux à compter du 3 janvier 2022 ; -CONSTATE que les deux parents M. [M] [I] et Mme [D] [H] exercent conjointement l'autorité parentale sur l’enfant [Y] [I] ; -DECLARE recevable la demande de Mme [H] tendant à se voir confier l'exercice de l'autorité parentale sur l'enfant [Y] [I] ; -DEBOUTE Mme [D] [H] de sa demande tendant à lui attribuer l’exercice exclusif de l’autorité parentale sur l’enfant [X] [I] ; -FIXE la résidence de l’enfant [Y] [I] au domicile de Mme [D] [H] ; -DIT que M. [M] [I] bénéficiera d’un droit de visite libre sur l’enfant [Y] [I] ; -FIXE la contribution due par M. [M] [I] à l’entretien et à l'éducation des enfants [X] et [Y] [I] à la somme de 200 euros par mois et par enfant, soit 400 euros au total ; Et au besoin CONDAMNE M. [M] [I] à payer à Mme [D] [H] la contribution susvisée, payable mensuellement et d’avance avant le 05 de chaque mois au domicile de celle-ci, prestations familiales non comprises et en sus, et ce à compter de la présente décision ; -DIT n'y avoir lieu à l’intermédiation financière de la pension alimentaire par l’organisme débiteur des prestations familiales, les parties ayant refusé sa mise en place ; -RAPPELLE que le rétablissement de l'intermédiation financière des pensions alimentaires peut être sollicité à tout moment par l'une au moins des parties auprès de l'organisme débiteur des prestations familiales ; -PRECISE que la contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants est due au-delà de la majorité des enfants sur justification que les enfants ne peuvent subvenir eux-mêmes à leurs besoins, notamment en raison de la poursuite d'études ; -DIT que cette justification devra intervenir si les enfants poursuivent des études au plus tard le 30 novembre de l’année scolaire en cours ; si les enfants ne poursuivent pas d'études, cette justification devra intervenir au plus tard à la fin de chaque trimestre annuel soit le 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre de chaque année ; -DIT qu’elle cessera d’être due si les enfants viennent à subvenir eux-mêmes à leurs besoins en disposant de ressources au moins égales à la moitié du SMIC mensuel ou si les enfants sont personnellement bénéficiaires du RSA ; -DIT que la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants est indexée sur l’indice publié par l’INSEE des prix à la consommation, hors tabac, des ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé, série France entière (www.insee.fr) ; -DIT que la revalorisation s’effectuera chaque année en fonction de la nouvelle valeur de l’indice en question au 1er janvier de chaque année, selon la formule suivante : MONTANT INITIAL DE LA PENSION X NOUVEL INDICE INDICE D’ORIGINE Ce chiffre pouvant être obtenu en s’adressant aux services régionaux de l’INSEE ou sur le site www.insee.fr ; -DIT qu’à défaut de révision volontaire de la contribution par le débiteur, le créancier devra lui notifier par lettre recommandée ou tout autre procédé de notification, le nouveau montant des mensualités ; -RAPPELLE que la présente décision est, de droit, exécutoire à titre provisoire, en ses dispositions relatives aux enfants ; -LAISSE à chaque partie la charge de ses propres dépens et dit que ceux-ci seront éventuellement recouverts selon les règles de l’aide juridictionnelle ; -REJETTE toutes autres demandes plus amples ou contraires ; -DIT que la présente décision sera portée à la connaissance des représentants des parties conformément à l’article 678 du code de procédure civile ; -DIT que la présente décision sera notifiée à chacune des parties par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception conformément à l’article 1074-3 du code de procédure civile ; Le greffier Le juge aux affaires familiales NOTICE D'INFORMATION RELATIVE AUX CONTRIBUTIONS A L'ENTRETIEN ET A L'EDUCATION DES ENFANTS VERSEES SOUS FORME DE PENSIONS ALIMENTAIRES ET AUX CONTRIBUTIONS AUX CHARGES DU MARIAGE, AUX PRESTATIONS COMPENSATOIRES FIXEES SOUS FORME DE RENTE ET AUX SUBSIDES MODALITES DE RECOUVREMENT – RÈGLES DE RÉVISION – SANCTIONS PÉNALES Article 465-1 du code de procédure civile Les informations présentées ci-dessous sont sommaires. Il convient de se reporter aux articles cités pour plus de précision. Modalités de recouvrement En cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires, y compris l'indexation, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d'exécution suivantes : les voies d'exécution de droit commun, mises en œuvre par un commissaire de justice : notamment saisie des rémunérations, saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière ;la procédure de paiement direct des pensions alimentaires, mise en œuvre par un commissaire de justice (articles L. 213-1 à L. 213-6 et R. 213-1 à R. 213-10 du code des procédures civiles d'exécution) ;le recouvrement par le Trésor public, par l’intermédiaire du procureur de la République (articles L. 161-3 et R. 161-1 du code des procédures civiles d'exécution, loi n° 75-618 du 11 juillet 1975 et décret n° 75-1339 du 31 décembre 1975).Le créancier peut par ailleurs s’adresser gratuitement à l’organisme débiteur des prestations familiales ([13] ou caisse de [22]) pour qu’il l’aide à recouvrer sa créance via l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires ([11]) (loi n° 84-1171 du 22 décembre 1984 ; articles L. 581-1 à L. 581-10 et R. 581-2 à R. 581-9 du code de la sécurité sociale ; décret n° 86-1073 du 30 septembre 1986). Si besoin, cet organisme pourra utiliser la procédure de paiement direct sans recours préalable à un commissaire de justice, dans la limite des deux années précédant la demande de recouvrement (article R. 582-8 du code de la sécurité sociale). Modalités de révision Si des éléments nouveaux relatifs à la situation du créancier ou à celle du débiteur, ou aux besoins de l’enfant, sont survenus depuis la dernière décision relative à la pension alimentaire, il est possible d’en demander la révision en produisant des pièces justificatives. Cette demande est portée devant le juge aux affaires familiales territorialement compétent selon les critères fixés par l'article 1070 du code de procédure civile. Cette demande est présentée par requête datée et signée ou par assignation (délivrée par un commissaire de justice), mentionnant les noms, prénoms et adresses (ou dernières adresses connues) des parties (article 1137 du code de procédure civile). L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire. Il appartient au parent assumant à titre principal la charge d’un enfant majeur de prévenir le parent débiteur de la pension alimentaire le jour où l’enfant est en mesure de subvenir seul à ses besoins afin de mettre fin à la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. Sanctions pénales encourues Délits d'abandon de famille (articles 227-3 à 227-4-3 et 227-29 du code pénal) : En cas de défaillance même partielle dans le règlement (au parent créancier ou, en cas d’intermédiation financière, à la [13] ou la caisse de [22]) des sommes dues, le débiteur encourt les peines de deux ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, outre les peines complémentaires. Le débiteur de la pension alimentaire (de la contribution ou des subsides) encourt les peines de six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende, outre les peines complémentaires :s'il ne notifie pas son changement de domicile au créancier ou, en cas d’intermédiation financière (cf. ci-dessous), à la [13] ou à la caisse de [22], dans un délai d'un mois à compter de ce changement,en cas d’intermédiation financière (cf. ci-dessous), s’il ne transmet pas à la [13] ou la caisse de [22] les informations nécessaires à l'instruction et à la mise en œuvre de ce dispositif ou ne l’informe pas d’un changement de situation ayant des conséquences sur cette mise en œuvre. Délit d’organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à 314-9 du code pénal) : en cas d'organisation ou d'aggravation de son insolvabilité (augmentation du passif, diminution de l'actif de son patrimoine, dissimulation ou diminution de ses revenus, dissimulation de certains de ses biens) pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire (ou de la contribution aux charges du mariage, des subsides ou de toute autre prestation) qu'une décision judiciaire l'oblige à payer, le débiteur encourt les peines de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. INTERMEDIATION FINANCIERE DES CONTRIBUTIONS A L’ENTRETIEN ET A L’ EDUCATION DES ENFANTS VERSEES SOUS FORME DE PENSIONS ALIMENTAIRES L’intermédiation financière des pensions alimentaires ([18]) consiste à confier aux [14] ([13]) ou aux [15] ([22]), via leur [9] ([11]), la gestion pour les parents de la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants fixée sous forme de pension alimentaire (articles 373-2-du code civil et L. 582-1 et suivants du code de la sécurité sociale). Le débiteur verse la contribution à la [13] ou à la caisse de [22], qui la reverse immédiatement au créancier. La [13] ou caisse de [22] se charge également de revaloriser automatiquement chaque année la pension alimentaire selon les modalités prévues dans la décision. Pour les conventions homologuées par le juge, sauf précision contraire, la pension sera indexée en fonction de la variation de l'indice des prix à la consommation hors tabac France entière publié par l’INSEE. L’intermédiation financière est automatiquement mise en place, même si elle n’est pas mentionnée dans la décision ou la convention homologuée par le juge, pour toute contribution à l’entretien à l’éducation d’un enfant fixée sous la forme d’une pension alimentaire. Si le montant de la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants fixée sous forme de pension alimentaire est inférieur au montant de l’allocation de soutien familial, la [13] ou la caisse de [22] verse au parent créancier éligible (parent isolé avec un enfant de moins de 20 ans), qui en fait la demande, une allocation de soutien familial complémentaire. En l’absence de fixation d’une date de versement de la pension alimentaire par le juge ou dans la convention homologuée par ce dernier, la pension alimentaire est prélevée sur le compte du parent débiteur ou versée par ce dernier à l’organisme débiteur des prestations familiales le premier, le dixième ou le quinzième du mois au cours duquel la pension est due, au choix du débiteur (article R. 582-7 du code la sécurité sociale). Si un impayé survient alors que l’intermédiation financière est mise en place, la [13] ou la caisse de [22] verse au créancier éligible (parent isolé avec enfant de moins de 20 ans) qui en fait la demande l’allocation de soutien familial (article L. 581-2 du code de la sécurité sociale). Elle procède également à une tentative amiable de recouvrement des impayés puis, en cas d’échec, elle met en place une procédure de recouvrement forcé pour le compte du parent créancier. Ce service est gratuit, sans condition de ressources ni d’âge. Le greffe : - saisit les informations nécessaires à la mise en œuvre de l’intermédiation financière dans un portail dédié sur le site www.pension-alimentaire.caf.fr (ex. : identité des parents et des enfants, coordonnées des parents, informations sur la décision, montant et modalités de revalorisation des pensions, existence ou non d’une situation de violences conjugales ou intrafamiliales) ; - transmet à une adresse unique de l’ARIPA un extrait exécutoire de la décision judiciaire ou une copie exécutoire de la convention homologuée ainsi qu’un avis aux parties et à l’ARIPA d’avoir à faire signifier cette décision par commissaire de justice si elle n’a pas pu être régulièrement notifiée par le greffe par lettre recommandée avec avis de réception. Les parties seront contactées par la [13] ou la caisse de [22] pour la mise en œuvre de l’intermédiation financière des pensions alimentaires : - un premier courrier demandera aux parties la transmission de leurs coordonnées bancaires respectives (RIB/modalités de paiement), dans un délai de 15 jours à compter de cette notification. Ce courrier précise que la pension alimentaire doit être payée par le parent débiteur entre les mains du parent créancier jusqu’à la mise en œuvre effective de l’intermédiation financière. A défaut de réponse complète et dans les délais du parent débiteur, le directeur de la [13] ou de la caisse de [22] pourra, après lui avoir laissé un ultime délai de 10 jours, prononcer à son encontre une pénalité forfaitaire d’un montant correspondant à 25% de la base mensuelle de calcul des allocations familiales. - un second courrier notifiera la mise en œuvre effective de l’intermédiation financière par la [13] ou la caisse de [22]. L’intermédiation financière n’est pas mise en place lorsque la décision ou la convention indique expressément que : 1) les parents ont tous les deux refusé ce dispositif. Cependant, il n’est pas possible d’écarter l’intermédiation financière dans les situations de violences conjugales ou intrafamiliales (article 373-2-2, II, 1° et dernier alinéa) ; 2) le juge a décidé de l’écarter à titre exceptionnel car la situation de l'une des parties ou les modalités d'exécution de la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant sont incompatibles avec sa mise en place (article 373-2-2, II, 2° du code civil). Ces décisions ou conventions ne sont pas transmises à l’ARIPA. Dans ces cas, le créancier ou le débiteur de la pension alimentaire peuvent ultérieurement demander la mise en place de l’intermédiation soit directement à la [13] ou à la caisse de [22] (dans le cas n° 1) soit devant le devant le juge aux affaires familiales en justifiant d’un élément nouveau (dans le cas n°2). L’accord de l’autre parent n’est pas nécessaire. L’intermédiation financière prend fin lorsque la pension n’est plus due, lorsqu’une décision de justice (ou un titre équivalent) y met fin ou, sous réserve de l’absence de situation de violences conjugales ou intrafamiliales, sur demande de l’un des parents adressée directement à la [13] ou à la caisse de [22], sous réserve du consentement de l’autre parent.

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