Berlioz.ai

Cour de cassation, 28 avril 1993. 91-14.007

Juridiction :

Cour de cassation

Numéro de pourvoi :

91-14.007

Date de décision :

28 avril 1993

Résumé par l'IA

Résumé par l'IA

Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.

Débloquer le résumé IA

Texte intégral

Sur le moyen unique : Attendu que M. X..., propriétaire d'un lot dans un centre commercial placé sous le régime de la copropriété, fait grief à l'arrêt attaqué (Rennes, 21 février 1991) de déclarer irrecevable sa demande en annulation des délibérations de l'assemblée générale des copropriétaires du 29 juin 1989, alors, selon le moyen, que les décisions prises par les assemblées générales de copropriétaires ne peuvent être exécutées que lorsqu'elles sont définitives et applicables à l'ensemble des copropriétaires ; que, dans ses conclusions d'appel, M. X... avait fait valoir que, si la délibération du 29 juin 1989 avait seulement arrêté le principe de la modification du centre commercial, ce projet n'était devenu réalisable que par la dernière délibération, à savoir celle du 5 décembre 1989 et qu'ainsi, le recours accordé à un copropriétaire pouvait parfaitement, sans pour autant entraver le fonctionnement de la copropriété, être conservé jusqu'à la dernière de ces décisions ; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel a violé l'article 42, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1965 ; Mais attendu que, par motifs propres et adoptés, l'arrêt, après avoir exactement énoncé que le délai institué par l'article 42, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1965 s'applique aux délibérations de l'assemblée générale dès lors qu'elles revêtent le caractère d'une véritable décision et non d'un simple voeu ou d'une mesure préparatoire, retient que l'assemblée générale du 29 juin 1989 a arrêté le choix de son cocontractant, la surface et la localisation de l'emprise du projet, la forme de la cession et ses modalités financières et affecté la somme à provenir de la cession à la réalisation d'un projet détaillé de réaménagement du centre commercial ; que, de ces énonciations et constatations, la cour d'appel a pu déduire que les dispositions ainsi adoptées revêtaient une efficacité juridique qui les distinguait de mesures préparatoires ou de résolutions de principe ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.

Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?

Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.

Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment

Historique des décisions

Historique des décisions

Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.

Voir l'historique
Cour de cassation 1993-04-28 | Jurisprudence Berlioz