Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE PARIS [1]
[1] Copie conforme délivrée
le :
à : Madame [O] [J]
Copie exécutoire délivrée
le :
à : Maître Pierre-Bruno GENON-CATALOT
Pôle civil de proximité
■
PCP JCP ACR référé
N° RG 24/02998 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4KUY
N° MINUTE :
6/2024
ORDONNANCE DE REFERE
rendue le 30 juillet 2024
DEMANDERESSE
[Localité 5] HABITAT-OPH
Etablissement Public à caractère industriel et commercial dont le siège social est situé [Adresse 2] - [Localité 4]
représenté par Maître Pierre-Bruno GENON-CATALOT, avocat au barreau de PARIS, vestiaire B0096
DÉFENDERESSE
Madame [O] [J]
demeurant [Adresse 1]
[Adresse 1]
[Localité 3]
non comparante, ni représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Jean-Claude KAZUBEK, Juge des contentieux de la protection
assisté de Christopher LEPAGE, Greffier,
DATE DES DÉBATS
Audience publique du 30 mai 2024
ORDONNANCE
réputée contradictoire et en premier ressort prononcée par mise à disposition le 30 juillet 2024 par Jean-Claude KAZUBEK, Juge, assisté de Christopher LEPAGE, Greffier
Décision du 30 juillet 2024
PCP JCP ACR référé - N° RG 24/02998 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4KUY
Aux termes d'un bail en date du 1er juillet 1992 il a été loué à Madame [O] [J] un logement situé [Adresse 1], [Localité 3].
Les loyers n'ayant pas été régulièrement acquittés , un commandement de payer visant la clause résolutoire a été délivré à la locataire le 19 septembre 2023 lequel est demeuré infructueux.
C’est dans ces conditions que par acte en date du 1er mars 2024, [Localité 5] HABITAT-OPH a fait assigner Madame [O] [J], en référé, aux fins de voir :
- déclarer acquise la clause résolutoire du bail, et la résolution de plein droit de celui-ci,
ordonner l'expulsion de celle -ci et tous occupants de leur chef des lieux loués, avec le concours de la force publique et d’un serrurier, s’il y a lieu ,
-l’autoriser à faire transporter et entreposer les meubles et objets mobiliers garnissant les lieux dans tel garde-meuble local au choix de la requérante et ce, aux frais risques et périls de celle-ci,
- condamner celle-ci à lui payer :
* 4344,48 €, à titre de provision, avec intérêts légaux à compter de la date de la signification de la présente assignation ainsi qu'une indemnité d'occupation, à compter de l'acquisition de la clause résolutoire, à titre de provision, mensuelle et égale au montant du loyer en cours majoré des charges jusqu'à la libération complète des lieux,
*voir encore condamner celle-ci à lui payer la somme de 400 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.
A l’audience , la requérante a actualisé sa créance à la somme de 6016, 47€ représentant la dette locative au mois d’avril 2024 inclus .
Assignée en les formes légales, Madame [O] [J] n'a ni comparu ni mandaté personne pour la représenter.
MOTIFS.
Il résulte des dispositions de l'article 472 du code de procédure civile, que lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime recevable, régulière et bien fondée.
- Sur la recevabilité de la demande.
La CCAPEX a été saisie le 22 septembre 2023.
L’assignation a été notifiée au Préfet de Paris dans les délais requis par le législateur, soit le 04 mars 2024.
En conséquence, la demande est recevable en la forme.
- Sur la demande en paiement de loyers et charges.
Il ressort des dispositions des articles 1728 - 2° , du Code civil et 7 de la Loi n° 89- 462 du 6 juillet 1989 que le locataire est tenu de payer le prix du bail aux termes convenus .
En l’espèce, la requérante fait la preuve de l’obligation dont elle se prévaut en produisant le bail liant les parties, le commandement de payer et le décompte de la créance.
En conséquence, au vu des pièces produites aux débats, il y a lieu de condamner Madame [O] [J] à payer à [Localité 5] HABITAT - OPH la somme provisionnelle de 4344,48 € avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision représentant la dette locative au 15 février 2024.
- Sur la clause résolutoire et ses conséquences.
Il n’apparaît pas sérieusement contestable que le bail signé entre les parties contient une clause résolutoire.
Un commandement de payer et reproduisant les termes de la clause résolutoire insérée au contrat de location ainsi que les dispositions de l’article 24 de la loi n° 89-462 du 6 juillet1989 dans leur rédaction issue de la loi n° 98- 657 du 29 juillet 1998 et celles de l’article 6 de la loi n° 89- 449 du 31 mai 1990 , ainsi que mention de la faculté pour la locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement lui a été délivrée le 19 septembre 2023.
Les loyers n’ayant pas été payés, il y a lieu de constater l’acquisition de la clause résolutoire dans un délai de deux mois, conformément à une jurisprudence de la Cour de cassation du 14 juin 2024, soit à la date du 20 novembre 2023.
En conséquence, il y a lieu d’ordonner l’expulsion de Madame [O] [J] ainsi que celle de tous occupants de son chef des lieux loués sis [Adresse 1], [Localité 3] en les formes légales, au besoin avec l’assistance de la force publique , faute de départ volontaire dans un délai de deux mois à compter de la délivrance du commandement d’avoir à quitter les lieux signifié en application de la présente décision .
Le sort des biens mobiliers trouvés dans les lieux sera régi par les dispositions des articles L 433-1, L 433-2, R 433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution.
Madame [O] [J] doit être condamnée à payer à [Localité 5] HABITAT- OPH à compter de la date d’acquisition de la clause résolutoire, une indemnité d’occupation provisionnelle mensuelle égale au montant habituel du loyer, augmenté des charges , jusqu'à libération complète des lieux .
Il n’y a pas matière à faire application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
[Localité 5] HABITAT- OPH doit être déboutée de ses autres demandes.
Madame [O] [J] doit être condamnée aux entiers dépens.
PAR CES MOTIFS.
Statuant après débats publics, en référé, par ordonnance prononcée par mise à disposition au greffe, dans les conditions de l’article 450 du code de procédure civile, réputée contradictoire et en premier ressort.
Juge la demande recevable en la forme.
Juge que la clause résolutoire est acquise en date du 20 novembre 2023.
Ordonne l’expulsion de Madame [O] [J] ainsi que celle de tous occupants de son chef des lieux loués sis [Adresse 1], [Localité 3] en les formes légales, au besoin avec l’assistance de la force publique, faute de départ volontaire dans un délai de deux mois à compter de la délivrance du commandement d’avoir à quitter les lieux signifié en application de la présente décision.
Juge que le sort des biens mobiliers trouvés dans les lieux sera régi par les dispositions des articles L 433-1, L 433-2, R 433-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution.
Condamne Madame [O] [J] à payer à [Localité 5] HABITAT - OPH la somme provisionnelle de 4344,48 € avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision représentant la dette locative au 15 février 2024.
Condamne Madame [O] [J] à payer à [Localité 5] HABITAT- OPH à compter de la date d’acquisition de la clause résolutoire, une indemnité d’occupation provisionnelle mensuelle égale au montant habituel du loyer, augmenté des charges, jusqu'à libération complète des lieux .
[Localité 5] HABITAT- OPH doit être déboutée de ses autres demandes.
Condamne Madame [O] [J] aux entiers dépens.
Ainsi fait et jugé, le 30 juillet 2024.
Le greffier, Le juge des contentieux de la protection
statuant en référé,
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