Texte intégral
TRIBUNAL DE PROXIMITÉ DE PANTIN
[Adresse 4]
[Localité 6]
Tél:[XXXXXXXX01]
Fax : 01.48.44.08.02
@ : [Courriel 8]
REFERENCES : N° RG 24/09978 - N° Portalis DB3S-W-B7I-2D3D
Minute :
JUGEMENT
Du : 28 Avril 2025
Société HOIST FINANCE AB (Publ) Venant aux droits de la société CA CONSUMER FINANCE, SA
C/
Madame [N] [Z] née [H]
JUGEMENT
Après débats à l'audience publique du 17 Février 2025, le jugement suivant a été rendu par mise à disposition au greffe le 28 Avril 2025;
Sous la Présidence de Madame Odile BOUBERT, juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de BOBIGNY siégeant au tribunal de proximité de PANTIN, assistée de Madame Martine
GARDE, greffier ;
ENTRE :
DEMANDEUR :
Société HOIST FINANCE AB (Publ)
Venant aux droits de la société CA CONSUMER FINANCE, SA
[Adresse 7]
[Localité 2]
SUEDE
Représentée par Me Eric BOHBOT, avocat au barreau de PARIS Substitué par Me Halima SLIMANI, avocat au barreau de PARIS
DÉFENDEUR :
Madame [N] [Z] née [H]
[Adresse 3]
[Localité 5]
Non comparante
Copie exécutoire délivrée le :
à : Me Eric BOHBOT
Madame [N] [Z] née [H]
Expédition délivrée à :
Suivant offre préalable du 03-11-22, la société CA CONSUMER FINANCE a consenti à MME [Z] [N] née [H] un crédit permanent utilisable par fractions, au taux nominal annuel de 10.56 %.
Plusieurs échéances n’ayant pas été honorées , la société CA CONSUMER FINANCE a entendu se prévaloir de la déchéance du terme notifiée au défendeur par lettre recommandée et demeurée vaine.
Par acte du 15-10-24 la société HOIST FINANCE AB a fait assigner MME [Z] [N] née [H] aux fins de voir constater l’acquisition de la déchéance du terme et subsidiairement la résolution judiciaire du contrat , outre la condamnation en paiement de:
- la somme de 3559.69 euros avec intérêts au taux de 10.56 % l'an à compter du 09-08-23, outre la somme de 252.92 euros au titre de la clause pénale ,
- la somme de 1000 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile ainsi qu'aux dépens, le tout assorti de l'exécution provisoire.
La société HOIST FINANCE AB venant aux droits de la société CA CONSUMER FINANCE du fait d’une cession de créance intervient volontairement et demande que la condamnation de MME [Z] [N] née [H] soit prononcée à son profit .
Le conseil de la société requérante ayant repris à l’audience l’intégralité des demandes contenues dans son assignation sus visée , le juge des contentieux de la protection se réfère expressément à cette dernière pour déterminer sa saisine , la nature et le quantum des demandes sollicitées .
Régulièrement assignée MME [Z] [N] née [H] ne s'est pas présentée , ni personne pour elle.
MOTIFS DE LA DECISION
Le présent litige est relatif à un crédit soumis aux dispositions de la loi du 01-07-10 , modifiée par ordonnance du 14-03-16 , de sorte qu’il sera fait application des articles du Code de la Consommation dans leur dernière numérotation.
Conformément aux dispositions de l’article R. 632-1 du Code de la Consommation , le juge peut soulever d’office toutes les dispositions du présent code .
L’article 1353 du Code Civil dispose que celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver et réciproquement celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation .
Aux termes de l'article 1134 (devenu 1103) du Code civil, les conventions légalement formées engagent leurs signataires ; qu'en application de l'article 1184 (devenu 1217) du même code, lorsque l’emprunteur cesse de verser les mensualités stipulées, le prêteur est en droit de se prévaloir de la déchéance du terme, et de demander le paiement de l’indemnité prévue par l’article L 311-25 devenu L 312-40 du Code de la consommation .
En application de l’article R. 312-35 du Code de la Consommation , les actions en paiement engagé devant le tribunal à l’occasion de la défaillance de l’emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l’événement qui leur a donné naissance à peine de forclusion . Cette règle est , comme l’ensemble du dispositif légal encadrant les crédits à la consommation , d’ordre public.
La demande de l’établissement de crédit est donc recevable .
Il appartient toutefois au créancier qui réclame des sommes au titre d’un crédit à la consommation de justifier du strict respect du formalisme informatif prévu par le Code de la consommation, en produisant des documents contractuels conformes, ainsi que la copie des pièces nécessaires, et notamment l’original du contrat de crédit avec ses annexes soit le bordereau de rétractation , les conditions de l’assurance , la notice d’information , la fiche de dialogue , l’information FIPEN , la consultation FICP , l’attestation de signature électronique, tableau d’amortissement , les lettres de mise en demeure du 12-07-23 et 09-08-23 .
L’article L312.39 du Code de la consommation dispose qu’en cas de défaillance de l’emprunteur, le prêteur pourra exiger le remboursement immédiat du capital restant dû , majoré des intérêts échus mais non payés. Jusqu’à la date du règlement effectif , les sommes restant dues produisent des intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt.
Au regard de l’historique du prêt , il y a lieu de faire droit à la demande en paiement à hauteur de :
. mensualités échues impayées : 941.77 euros
. capital restant du : 2219.79 euros
. Assurance : 190.13 euros
. Intérêts échus : 208.00 euros soit : 3559.69 euros.
Il y a lieu de réduire l'indemnité de 8% laissée à la libre appréciation du juge en application de l'article 1231-5 du Code Civil.
Il convient en conséquence de condamner le défendeur au paiement de la somme de 3559.69 euros avec intérêts au taux conventionnel de 10.56 %
à compter de la déchéance du terme le 09-08-23 .
Selon l’article 696 du Code de procédure civile , la partie perdante est condamnée aux dépens , à moins que le juge , par décision motivée , n’en mettre la totalité ou une fraction à la charge de l’autre partie . En l’espèce la partie défenderesse , partie perdante , sera condamnée aux entiers dépens.
Aux termes de l’article 700 du Code de procédure civile , il ne paraît pas inéquitable de laisser à la charge de MME [Z] [N] née [H] les frais exposés par le demandeur dans la présente instance et non compris dans les dépens.
Aux termes de l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.
PAR CES MOTIFS
le juge des contentieux de la protection statuant par jugement mis à disposition au greffe, après débats en audience publique, par défaut et rendu en dernier ressort,
condamne MME [Z] [N] née [H] à payer à la société HOIST FINANCE AB :
-la somme de 3559.69 euros augmentée des intérêts au taux de 10.56% à compter du 09-08-23
- la somme de 1 euro au titre de la clause pénale ,
condamne MME [Z] [N] née [H] à payer à la société HOIST FINANCE AB la somme de 300 euros au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile,
déboute les parties du surplus de leur demande,
condamne MME [Z] [N] née [H] aux dépens et rappelle l'exécution provisoire .
LE GREFFIER LE JUGE
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