Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE de MEAUX
2ème Chambre
Affaire :
[U] [P] [O] [T] épouse [B]
C/
[J] [B]
N° RG 22/01188 - N° Portalis DB2Y-W-B7G-CCRVY
Nac :20L
Minute N°
NOTIFICATION LE :
JUGEMENT DU 20 Novembre 2024
PARTIES EN CAUSE
DEMANDERESSE :
Madame [U] [P] [O] [T] épouse [B]
née le [Date naissance 3] 1985 à [Localité 11]
[Adresse 5]
[Localité 7]
Rep/assistant : Maître Jean-francis DARRIEU de la SELARL DARRIEU, avocats au barreau de MEAUX
DEFENDEUR :
Monsieur [J] [B]
né le [Date naissance 4] 1984 à [Localité 9]
[Adresse 2]
[Localité 6]
Rep/assistant : Me Jade GUICHERD, avocat au barreau de MEAUX
Rep/assistant : Me Julie DELORME, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE
~~~~~~~
DEBATS
A l'audience en chambre du conseil du 19 septembre 2024, Jennifer ALNET Juge aux Affaires Familiales, a entendu en leurs plaidoiries les avocats des parties.
La cause a été mise en délibéré au 20 Novembre 2024
Greffier : Christine DUBOIS, Adjoint administratif faisant fonction de greffier
Date de l'ordonnance de clôture : 25 mars 2024
JUGEMENT
Contradictoire, prononcé publiquement, par mise à disposition au greffe par Jennifer ALNET Juge aux Affaires Familiales, la minute étant signée par Madame Jennifer ALNET, Juge aux affaires familiales et Madame Christine DUBOIS, Adjoint administratif faisant fonction de greffier;
EXPOSE DU LITIGE
Madame [U] [P] [O] [T] et Monsieur [J] [B], tous deux de nationalité française, se sont mariés le [Date mariage 8] 2016 devant l’officier de l’état-civil de la commune de [Localité 9] (06), sans avoir fait précéder leur union d'un contrat de mariage.
De cette union, est issu un enfant, [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) dont la filiation a été établie à l'égard de ses deux parents.
Par acte de commissaire de justice signifié le 4 mars 2022 et remis au greffe le 8 mars 2022, Madame [U] [P] [O] [T] a fait assigner, Monsieur [J] [B] en divorce à l'audience d'orientation et sur mesures provisoires du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Meaux du 12 mai 2022, sans préciser le fondement de sa demande.
Par ordonnance d'orientation et sur mesures provisoires du 1er juin 2022, le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Meaux a :
Concernant les époux :constaté que les époux résidaient séparément ;attribué à Madame [U] [P] [O] [T] la jouissance du domicile conjugal et des meubles meublant, à titre gratuit ;ordonné la remise des vêtements et objets personnels à chaque époux ;dit que Madame [U] [P] [O] [T] et Monsieur [J] [B] prendront en charge la moitié chacun du remboursement des échéances du crédit immobilier relatif au domicile conjugal, de 1658 euros par mois et du crédit commun remboursé par mensualités de 132 euros, ainsi que de la taxe foncière ; sans préjudice des comptes à effectuer dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial ;dit que Madame [U] [P] [O] [T] réglera seule la taxe d'habitation afférente à l'ancien domicile conjugal ;débouté Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande d'attribution de pension alimentaire au titre du devoir de secours ;
Concernant l’enfant :constaté l’exercice en commun de l’autorité parentale à l'égard de l'enfant mineur ;fixé la résidence habituelle de l'enfant mineur au domicile de la mère ;accordé à l’autre parent un droit de visite et d’hébergement s'exerçant les fins de semaines paires du vendredi à 18 heures au dimanche à 18 heures ainsi que la première moitié des vacances scolaires les années paires et la seconde moitié les années impaires ;fixé à la somme mensuelle de 500 euros le montant de la contribution à l’entretien et l’éducation due par le père ;débouté Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande de partage des frais exceptionnels afférents à l'enfant commun.
Dans ses dernières écritures, notifiées par voie électronique le 21 novembre 2023, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l’article 455 du code de procédure civile, Madame [U] [P] [O] [T] demande au juge aux affaires familiales, de :
prononcer le divorce des époux aux torts exclusifs de Monsieur [J] [B] ;
Concernant les époux :ordonner les mesures de publicité légale du jugement de divorce ;dire qu’elle ne conservera pas l’usage du nom marital de son époux ;constater la révocation des avantages matrimoniaux consentis par l’un des époux envers l’autre ;constater qu'elle a formulé une proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux ;condamner Monsieur [J] [B] à lui verser une prestation compensatoire de 30 000 euros en capital ;débouter Monsieur [J] [B] de sa demande tendant à voir Madame [H] [P] s'acquitter de l'intégralité du paiement de la taxe foncière, taxe d'habitation, prêts, charges, charges et assurance afférents à l'ancien domicile conjugal ;dire Madame [U] [P] [O] [T] et Monsieur [J] [B] prendront en charge la moitié du remboursement des échéances du crédit immobilier relatif à l'ancien domicile conjugal et du crédit commun ainsi que de la taxe foncière, sans préjudice des comptes à effectuer dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial ;fixer les effets du divorce sur le plan patrimonial dans les rapports entre époux à la date de la demande en divorce ;condamner Monsieur [J] [B] à lui verser la somme de 1 euro à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi sur le fondement de l’article 1242 du code civil ;
Concernant l’enfant mineur :constater l’exercice en commun de l’autorité parentale à l'égard de [M] ;fixer la résidence habituelle de [M] à son domicile ;octroyer au bénéfice de l'autre parent un droit de visite et d’hébergement s'exerçant les fins de semaines paires du vendredi 18 heures au dimanche 18 heures, la première moitié des petites vacances scolaires les années paires et la seconde moitié les années impaires ainsi que les premier et troisième quarts des vacances scolaires d'été les années paires et les deuxième et quatrième quarts les années impaires ;augmenter la contribution à l'entretien et à l'éducation de [M] à la somme mensuelle de 700 euros ;partager par moitié les frais exceptionnels (frais de scolarité, activités extra-scolaires et frais de santé non remboursés) afférents à [M] ;ordonné l'intermédiation financière ;
Concernant les autres mesures, réserver les dépens.
Aux termes de ses dernières écritures notifiées par voie électronique le 12 octobre 2023, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens et prétentions conformément à l’article 455 du code de procédure civile, Monsieur [J] [B] demande quant à lui au juge de :
prononcer le divorce des époux pour altération définitive du lien conjugal ;
Concernant les époux :dire que l'épouse ne conservera pas l’usage du nom marital de son époux ;fixer les effets du divorce sur le plan patrimonial dans les rapports entre époux à la date de la demande en divorce ;juger, à titre principal, que Madame [U] [P] [O] [Z] s’acquittera de l’intégralité du montant de la taxe foncière, des prêts, des charges et assurances afférents à l'ancien domicile conjugal dans l’attente de la liquidation des intérêts patrimoniaux des époux ;condamner, à titre subsidiaire, Madame [U] [P] [O] [Z] au paiement de la somme mensuelle de 2000 euros au titre de l’indemnité d’occupation de l'ancien domicile conjugal avec partage par moitié entre les époux de la taxe foncière, des prêts, des charges et assurances afférents à l'ancien domicile conjugal dans l’attente de la liquidation des intérêts patrimoniaux des époux ;ordonner la révocation des avantages matrimoniaux consentis par l’un des époux envers l’autre ;débouter Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande de prestation compensatoire ;
Concernant l’enfant mineur :constater l’exercice en commun de l’autorité parentale à l'égard de [M] ;fixer la résidence habituelle de [M] au domicile de la mère ;octroyer à son bénéfice un droit de visite et d’hébergement s'exerçant les fins de semaines paires du vendredi 18 heures au dimanche 18 heures, la première moitié des petites vacances scolaires les années paires et la seconde moitié les années impaires ainsi que les premier et troisième quarts des vacances scolaires d'été les années paires et les deuxième et quatrième quarts les années impaires ;diminuer la contribution à l'entretien et à l'éducation de [M] à la somme mensuelle de 300euros ;partager par moitié les frais exceptionnels (frais de scolarité, activités extra-scolaires et frais de santé non remboursés) afférents à [M] ;
Concernant les autres mesures, condamner la demanderesse aux entiers dépens.
En raison de son jeune âge, l'enfant ne dispose pas encore du discernement nécessaire pour faire application des dispositions de l'article 388-1 du code civil.
Aucune procédure d'assistance éducative n'est pendant devant le juge des enfants de la présente juridiction.
Sur quoi, la clôture de la procédure a été prononcée aux termes d’une ordonnance en date du 25 mars 2024. L’affaire a été plaidée le 19 septembre 2024 puis mise en délibéré au 20 novembre 2024.
Les conseils des parties ont été informés que le jugement est mis à disposition au greffe, conformément aux dispositions de l’article 450 du code de procédure civile.
[DÉBATS NON PUBLICS – Motivation de la décision occultée]
PAR CES MOTIFS
Jennifer ALNET, juge aux affaires familiales, assistée de Christine DUBOIS, adjointe administrative faisant fonction de greffière, statuant publiquement par mise à disposition au greffe, après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort,
Vu l'assignation en divorce du 4 mars 2022,
Vu l'ordonnance d'orientation et sur mesures provisoires du 1er juin 2022,
DÉBOUTE Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande de divorce pour faute ;
PRONONCE le divorce pour altération définitive du lien conjugal :
de Madame [U] [P] [O] [T] née le [Date naissance 3] 1985 à [Localité 11] (77)
et Monsieur [J] [B] né le [Date naissance 4] 1984 à [Localité 9] (06)
mariés le [Date mariage 8] 2016 à [Localité 9] (06) ;
ORDONNE la mention du dispositif du présent jugement en marge de l’acte de mariage et des actes de naissance de chacun des époux ;
Sur les conséquences du divorce entre les époux,
RAPPELLE à chaque époux qu’il ne pourra plus user du nom de son conjoint suite au prononcé du divorce ;
RAPPELLE que les effets du divorce dans les rapports pécuniaires et patrimoniaux entre époux sont fixés au 4 mars 2022, date de la demande en divorce ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès d’un époux et des dispositions à cause de mort accordées, le cas échéant, par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
CONSTATE que les avantages matrimoniaux qui ont pris effet au cours du mariage et les donations de biens présents resteront acquis ;
DIT n'y avoir lieu à ordonner la liquidation et le partage des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux ;
RAPPELLE aux parties qu’il leur appartient, le cas échéant, de procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux, le cas échéant devant tout notaire de leur choix, et, en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
DEBOUTE Monsieur [J] [B] de sa demande tendant à condamner Madame [U] [P] [O] [T] à s’acquitter de l'intégralité du paiement des crédits, frais et impôts afférents à l'ancien domicile conjugal ;
DEBOUTE Monsieur [J] [B] de sa demande tendant à condamner Madame [U] [P] [O] [T] à s'acquitter d'une indemnité d'occupation au titre de l'attribution de la jouissance de l'ancien domicile conjugal ;
DEBOUTE Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande relative à la répartition des frais relatifs à l'ancien domicile conjugal ;
DÉBOUTE Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande de prestation compensatoire ;
DÉBOUTE Madame [U] [P] [O] [T] de sa demande de dommages-intérêts ;
Sur les mesures concernant l’enfant,
RAPPELLE que l’autorité parentale est exercée conjointement sur l’enfant mineur, [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77);
RAPPELLE les dispositions de l'article 371-1 du code civil :
« L'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques.
Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »
DIT qu'à cet effet les parents devront :
* prendre ensemble les décisions importantes notamment concernant la santé, la scolarité et l’éducation religieuse éventuelle de l’enfant,
* s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, médicale, sportive, culturelle, loisirs, vacances…),
* respecter les liens et les échanges de l’enfant avec l’autre parent. L’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel il ne réside pas, celui-ci ayant le droit de le contacter régulièrement,
* respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant,
* communiquer, se concerter, et coopérer dans l’intérêt de l’enfant ;
DIT que le parent chez lequel réside effectivement de l’enfant pendant la période de résidence à lui attribuée est habilité à prendre toute décision usuelle à l'entretien courant de l’enfant, ou nécessitée par l’urgence (intervention chirurgicale….) ;
RAPPELLE qu’en vertu de l’article 373-2 du code civil alinéa 4 « tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent. En cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant. Le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et l'éducation de l’enfant » ;
FIXE la résidence habituelle de [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) au domicile de Madame [U] [P] [O] [T] ;
DIT que le droit de visite et d'hébergement de Monsieur [J] [B] s'exercera, sauf meilleur accord entre les parties, de la manière suivante :
Hors la période de vacances scolaires :
Les fins des semaines calendaires paires du vendredi à 18 heures au dimanche à 18 heures, étant précisé que si la fin de semaine considérée est suivie ou précédée immédiatement d’un jour férié officiel ou chômé, ce jour doit être inclus dans ladite fin de semaine ;
Pendant les petites vacances scolaires :
La première moitié des petites vacances scolaires les années paires et la seconde moitié des petites vacances scolaires les années impaires ;
Pendant les vacances scolaires d’été :
Les premier et troisième quarts les années paires et les deuxième et quatrième quarts les années impaires ;
DIT que le bénéficiaire du droit de visite et d’hébergement devra personnellement aller chercher et reconduire l’enfant au domicile de l’autre parent ou le faire chercher et reconduire par une personne digne de confiance connue de l’enfant ;
DIT que les dates de congés scolaires à prendre en considération sont celles de l’Académie dans le ressort de laquelle l’enfant est inscrit, et à défaut, celles de sa résidence habituelle ;
DIT que la moitié des vacances scolaires est décomptée à partir du premier jour de la date officielle des vacances ;
PRÉCISE que le droit de visite et d’hébergement s’exercera à partir de 14 heures lorsque les vacances débuteront le samedi à 12 heures et à partir de 18 heures le dernier jour de scolarité dans les autres cas, et que chaque enfant sera ramené au domicile du parent chez lequel il réside le dernier jour de la période de vacances accordée à 18 heures ;
DIT que le droit de visite et d’hébergement des fins de semaine ne peut s’exercer pendant la moitié des congés scolaires réservée à l’autre parent ;
DIT que, sauf cas de force majeure ou accord préalable, le bénéficiaire du droit de visite et d’hébergement qui ne l’a pas exercé dans l’heure de son ouverture pour les fins de semaine et, au plus tard le lendemain de son ouverture pour les congés scolaires, sera présumé avoir renoncé à la totalité de la période considérée ;
DIT que s'il survient un empêchement à l'exercice de son droit, le titulaire du droit de visite et d'hébergement devra en aviser l'autre parent au moins 48 heures à l'avance pour les fins de semaine, un mois à l'avance pour les petites vacances et deux mois à l'avance pour les grandes vacances ;
RAPPELLE que le fait de refuser indûment de représenter l’enfant mineur au titulaire de la résidence habituelle ou du droit de visite et d’hébergement, qui avait le droit de le réclamer, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (articles 227-5, 227-10 et 227-29 du code pénal) ;
DÉBOUTE Monsieur [J] [B] de sa demande de diminution de la pension alimentaire ;
FIXE à la somme mensuelle de six cents euros (600€), la contribution due par le père à la mère pour contribuer à l’entretien et l’éducation de [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) à compter de la date de la présente décision et LE CONDAMNE en tant que de besoin au versement de cette somme ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) est payable, douze mois par an, y compris pendant les périodes d’exercice du droit de visite et d’hébergement ;
DIT que cette contribution variera de plein droit le 1er janvier de chaque année, et pour la première fois le 1er janvier 2026, en fonction des variations de l'indice des prix à la consommation des ménages urbains, série France entière, publié par l'I.N.S.E.E selon la formule suivante, étant précisé que le montant revalorisé sera arrondi à l’euro le plus proche :
nouvelle contribution = contribution initiale X indice paru au 1er janvier de l’année
indice publié le jour de la présente décision
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu'il lui appartient de calculer et d'appliquer l'indexation et qu'il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr. Ces indices peuvent être également obtenus auprès de la permanence téléphonique de l’INSEE (09 72 72 40 00) ;
DIT qu’à défaut d’indexation volontaire de contribution à l’entretien et à l’éducation par le débiteur, le créancier devra, pour rendre le nouveau montant exigible, en faire la demande au débiteur par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec avis de réception ;
DIT que la pension alimentaire pour la contribution à l’entretien et l’éducation de [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) est due au-delà de sa majorité en cas d’études normalement poursuivies et justifiées ou jusqu’à l’obtention d’un emploi rémunéré leur permettant de subvenir à leurs besoins ;
DIT que le créancier devra justifier de la situation de l’enfant majeur encore à charge (certificat de scolarité ou de formation) le 1er octobre de chaque année sur demande du débiteur ;
DIT que cette contribution à l’entretien et l’éducation de [M] [B], né le [Date naissance 1] 2018 à [Localité 10] (77) sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales et que, dans l’attente de la mise en place effective de l’intermédiation, ou à compter de sa levée le cas échéant, le parent débiteur devra la régler directement entre les mains du parent créancier selon les modalités visées par la présente décision, par virement ou mandat, ou encore en espèces contre reçu ;
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires, une fois mise en place, aura pour effet, pour le débiteur de la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant, de devoir verser sa pension alimentaire à la caisse d’allocations familiales ou à la caisse de la mutuelle sociale agricole qui la reversera immédiatement au créancier ;
RAPPELLE que si un impayé survient alors que l’intermédiation est mise en place, la caisse d’allocations familiales ou la caisse de la mutuelle sociale agricole garantit au créancier le versement d’une somme au moins égale au montant de l’allocation de soutien familial (article L581-2 du code de la sécurité sociale) et procède à une tentative amiable de recouvrement des impayés puis, en cas d’échec, à une procédure de recouvrement forcé ;
RAPPELLE qu'il appartiendra au greffe de transmettre à l'organisme débiteur des prestations familiales :
- par voie dématérialisée, dans un délai de sept jours courant à compter du prononcé de la décision, les informations nécessaires à l'instruction et à la mise en œuvre de l'intermédiation financière ;
- dans un délai de six semaines courant à compter de la notification de la décision aux parties :
1° Un extrait exécutoire de la décision ou une copie exécutoire de la convention homologuée mentionnée au 2° du I de l'article 373-2-2 du code civil qui prévoit le versement de la pension alimentaire par l'intermédiaire de cet organisme ;
2° Un avis d'avoir à procéder par voie de signification lorsque l'avis de réception de la lettre de notification aux parties n'a pas été signé dans les conditions prévues à l'article 670 du présent code ;
RAPPELLE, pour satisfaire aux prescriptions de l’article 465-1 du code de procédure civile, qu’en cas d'élément nouveau l'une des parties pourra ressaisir le juge par simple requête aux fins de modification du montant de cette contribution mais qu'en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1°) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
*la saisine de l'Agence Nationale de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA) dès le premier mois d'impayé, suivant les modalités explicitées sur le site www.pension-alimentaire.caf.fr,
*les voies d'exécution de droit commun, mises en œuvre par un commissaire de justice : saisie des rémunérations, saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière, etc.,
*la procédure de paiement direct des pensions alimentaires, mise en œuvre par un commissaire de justice (articles L. 213-1 à L. 213-6 et R. 213-1 à R. 213-10 du code des procédures civiles d'exécution),
*le recouvrement par le Trésor public, par l’intermédiaire du procureur de la République (articles L. 161-3 et R. 161-1 du code des procédures civiles d'exécution, loi n° 75-618 du 11 juillet 1975 et décret n° 75-1339 du 31 décembre 1975) ;
2°) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et suivant et 227-29 du code pénal, à savoir, à titre principal, deux ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende, outre les peines complémentaires ;
3°) le débiteur de l’obligation alimentaire due pour l’enfant encourt la privation de l’exercice de l’autorité parentale conformément à l’article 373 du code civil ;
DIT que les dépenses exceptionnelles relatives à [M] (les frais particuliers de scolarité, les activités extra-scolaires et les frais de santé non rembrousés) seront prises en charge par moitié par les parents ou remboursés au parent qui en a fait l'avance sur justification de la dépense à la condition que ces frais soient engagés d'un commun accord ou soient obligatoires, faute de quoi ils seront assumés par le parent qui en a pris l'initiative seul ;
CONDAMNE Madame [U] [P] [O] [T] aux dépens ;
DÉBOUTE les parties de leurs prétentions plus amples ou contraires ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’exercice de l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation d’un enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n'y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
DIT que la présente décision est susceptible d’appel dans le mois de sa notification, et ce, auprès du greffe de la cour d’appel de Paris ;
DIT que le jugement sera préalablement porté à la connaissance des conseils des parties par remise d’une copie de la décision par le greffe ;
DIT qu'en application des dispositions de l'article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. En cas de retour au greffe de la lettre de notification, dont l'avis de réception n'a pas été signé dans les conditions prévues à l'article 670 du présent code, le greffier invite les parties à procéder par voie de signification ;
En foi de quoi le jugement a été signé par la Greffière et la Juge aux affaires familiales.
LA GREFFIERE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES