Berlioz.ai

Cour de cassation, 11 juin 2002. 99-19.920

Juridiction :

Cour de cassation

Numéro de pourvoi :

99-19.920

Date de décision :

11 juin 2002

Résumé par l'IA

Résumé par l'IA

Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.

Débloquer le résumé IA

Texte intégral

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société Galerie Baudoin X..., société anonyme, dont le siège est ... 2 (Suisse), en cassation d'un arrêt rendu le 27 mai 1999 par la cour d'appel de Versailles (12e chambre civile, 1re section), au profit de la Banque Hervet, venant aux droits de la société Hervet Créditerme, dont le siège est 1, place de la Préfecture, 18000 Bourges, défenderesse à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; Vu la communication faite au Procureur général ; LA COUR, en l'audience publique du 7 mai 2002, où étaient présents : M. Lemontey, président, Mme Barberot, conseiller référendaire rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, Mme Petit, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Barberot, conseiller référendaire, les observations de la SCP Piwnica et Molinié, avocat de la société Galerie Baudoin X..., de la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Thiriez, avocat de la Banque Hervet, les conclusions de Mme Petit, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en ses trois branches, tel qu'il figure au mémoire en demande et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire ouverte à l'encontre de la société Galerie Baudoin X... (Paris), le juge commissaire, par ordonnance du 7 décembre 1992, devenue définitive, a admis la créance de la société Hervet Créditerme au passif privilégié pour deux tableaux remis en gage ; que la société Galerie Baudoin X... (Genève), qui soutient qu'elle a remis ces deux tableaux dont elle est propriétaire en dépôt à la Galerie Baudoin X... (Paris) a assigné la société Hervet Créditerme, aux droits de laquelle vient la Banque Hervet, pour voir constater qu'elle exerce un droit de rétention abusive ; qu'elle fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Versailles, 27 mai 1999) de l'avoir déboutée de sa demande ; Attendu, d'abord, que la société Galerie Baudoin X... (Genève), qui invoquait devant la cour d'appel que l'ordonnance du juge commissaire n'avait pas statué sur la propriété des oeuvres, n'établit pas avoir contesté devant les juges du fond la régularité du nantissement de la Banque résultant de cette décision ; Attendu, ensuite, que, répondant aux conclusions, et après avoir constaté que la Galerie Baudoin X... (Paris) avait laissé les deux oeuvres en gage à la société Hervet Créditerme qui ignorait que la Galerie de Paris n'était pas le véritable propriétaire, la cour d'appel qui a relevé que la société Hervet Créditerme était de bonne foi et qu'elle faisait valoir qu'elle disposait d'un nantissement régulier en vertu de la décision du juge commissaire, a légalement justifié sa décision ; D'où il suit que le moyen ne peut être accueilli en sa première branche et qu'il n'est pas fondé en ses deux autres branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société Galerie Baudoin X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Galerie Baudoin X... à payer à la Banque Hervet la somme de 1 800 euros ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du onze juin deux mille deux.

Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?

Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.

Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment

Historique des décisions

Historique des décisions

Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.

Voir l'historique
Cour de cassation 2002-06-11 | Jurisprudence Berlioz