Cour de cassation, 12 juin 1986. 83-40.460
Juridiction :
Cour de cassation
Numéro de pourvoi :
83-40.460
Date de décision :
12 juin 1986
Résumé par l'IA
Résumé par l'IA
Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.
Débloquer le résumé IATexte intégral
Joignant les pourvois n°s 83.40.460 et 83.40.597, visant la même décision et opposant les mêmes parties ;
Sur le moyen unique :
Vu l'article 4 de la loi 82-660 du 30 juillet 1982 sur les prix et les revenus ;
Attendu qu'il résulte des dispositions précitées que les stipulations contractuelles qui prévoyaient des augmentations de la rémunération brute des salariés du secteur public et du secteur privé, quel que soit leur statut juridique, leur lieu d'emploi et la qualité de leurs employeurs, étaient de nul effet en tant qu'elles concernaient la période allant du 1er juin au 31 octobre 1982 ; que les parties intéressées pouvaient procéder, dès l'entrée en vigueur de la loi, à des négociations en vue d'arrêter les stipulations applicables à l'issue de cette période ; que, toutefois aucun rappel ou complément de rémunération ne pourrait, postérieurement au 31 octobre 1982, être allouée, sous forme collective ou individuelle, au titre de la période visée ;
Que pour déclarer que M. X..., salarié de la S.N.I.A.S., pouvait prétendre, à compter du 1er novembre 1982, aux augmentations de rémunération prévues aux échéances du 1er juillet et du 1er septembre 1982 par l'avenant du 6 avril 1982, à l'accord d'entreprise du 21 octobre 1970, le jugement attaqué a retenu que l'employeur était lié par cet accord qui valait engagement irrévocable de sa part, qu'il ne pouvait en aucune façon imposer à la sortie du blocage des avantages inférieurs à ceux mentionnés par l'accord précité, et qu'en tout état de cause une négociation ne pouvait intervenir qu'au niveau d'avantages plus favorables ;
Attendu qu'en statuant ainsi, le Conseil de Prud'hommes a violé le texte susvisé qui privait d'effet les stipulations concernant la période considérée et subordonnait leur éventuelle application pour l'avenir à de nouveaux accords ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE le jugement rendu le 10 décembre 1982 entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Cannes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le Conseil de Prud'hommes de Grasse
Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?
Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.
Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment
Historique des décisions
Historique des décisions
Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.
Voir l'historique