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Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, 03 décembre 2024. 2315734

Juridiction :

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

Numéro de pourvoi :

2315734

Date de décision :

3 décembre 2024

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Texte intégral

(p)Vu la procédure suivante :(/p) (p)Par une requête enregistrée 27 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Levy, demande au tribunal :(/p) (p)1°) d'annuler la décision implicite du 2 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour ; (/p) (p)2°) d'enjoindre audit préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée vie familiale " ou " salarié " ;(/p) (p)3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.(/p) (p)Il soutient que : (/p) (p)- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;(/p) (p)- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence saisine de la commission du titre de séjour ;(/p) (p)- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.(/p) (p)La requête a été communiquée au préfet du Val-d'Oise qui n'a pas produit de mémoire.(/p) (p)Par un courrier du 28 octobre 2024, le tribunal a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public, relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête dirigées contre le refus implicite de la demande de M. B tendant à l'examen de son droit au séjour, dès lors que la demande de titre, irrégulièrement présentée par voie postale, n'a pas fait naître de décision implicite de rejet.(/p) (p)Par un mémoire enregistré le 31 octobre 2024, M. B a répondu à cette information.(/p) (p)Vu :(/p) (p)- les autres pièces du dossier.(/p) (p)Vu :(/p) (p)- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;(/p) (p)- le code des relations entre le public et l'administration ;(/p) (p)- le code de justice administrative.(/p) (p)Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.(/p) (p)Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.(/p) (p)Le rapport de Mme Froc, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.(/p) (p)Considérant ce qui suit :(/p) (p)1. M. B, ressortissant bangladais, a sollicité le 13 avril 2023, auprès de la sous-préfecture de Sarcelles, son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré le silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur cette demande comme ayant fait naître le 2 septembre 2023, une décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cette décision. (/p) (p)2. Aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions dans lesquelles les demandes de titres de séjour sont déposées auprès de l'autorité administrative compétente sont fixées par voie réglementaire ". Le premier alinéa de l'article R. 431-2 du même code dispose que : " La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code ". Selon l'article R. 431-3 du même code : " La demande de titre de séjour ne figurant pas dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2, est effectuée à Paris, à la préfecture de police et, dans les autres départements, à la préfecture ou à la sous-préfecture. / Le préfet peut également prescrire que les demandes de titre de séjour appartenant aux catégories qu'il détermine soient adressées par voie postale ". Il résulte de ces dispositions qu'en dehors des titres dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice et qui figurent sur la liste prévue à l'article R. 431-2 du code, fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration, la demande de titre de séjour est effectuée par comparution personnelle au guichet de la préfecture ou, si le préfet le prescrit, par voie postale.(/p) (p)3. Le silence gardé par l'administration sur une demande de titre irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture, ne fait pas naître une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Si le préfet n'est pas tenu de rejeter une demande de titre de séjour irrégulièrement présentée en méconnaissance de la règle de comparution personnelle, une telle irrégularité, si elle est établie, peut légalement justifier, à elle seule, le refus de l'administration d'instruire la demande.(/p) (p)4. En l'espèce, les titres de séjour délivrés sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas au nombre de ceux dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice et le préfet du Val-d'Oise n'a pas prescrit que les demandes correspondantes lui soient adressées par courrier. Dans ces conditions, et alors même que le dossier du requérant aurait été complet, le silence gardé par le préfet du Val-d'Oise sur la demande présentée par M. B par voie postale n'a pas pu faire naître une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. Dès lors, les conclusions du requérant aux fins d'annulation d'une décision implicite ainsi inexistante sont manifestement irrecevables et doivent, de même que ses conclusions aux fins d'injonction et que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, être rejetées. (/p) (p)D E C I D E :(/p) (p)Article 1er : La requête de M. B est rejetée.(/p) (p)Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Val-d'Oise.(/p) (p)Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :(/p) (p)M. Huon, président ;(/p) (p)M. Viain, premier conseiller ;(/p) (p)Mme Froc, conseillère.(/p) (p)Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.(/p) (p)La rapporteure,(/p) (p)signé(/p) (p)E. FROCLe président,(/p) (p)signé(/p) (p)C.HUONLa greffière,(/p) (p) (/p) (p) signé(/p) (p) (/p) (p) (/p) (p)A. TAINSA(/p) (p)La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.(/p) (p)N°2314521(/p)

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