Conseil d'Etat, 17 novembre 1986. 59302
Juridiction :
Conseil d'Etat
Numéro de pourvoi :
59302
Date de décision :
17 novembre 1986
Résumé par l'IA
Résumé par l'IA
Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.
Débloquer le résumé IATexte intégral
Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 17 mai 1984 et 17 septembre 1984 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Philippe X..., demeurant ... à Paris 75005 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat :
- annule le jugement du 20 mars 1984 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître sa demande tendant d'une part à l'annulation de la décision du gouverneur de la Banque de France d'écarter sa signature et d'autre part à la condamnation de ladite Banque à lui verser la somme de 1 890 000 F en réparation du préjudice subi du fait de la transmission à la banque du requérant de renseignements erronés ayant entraîné la fermeture de certains comptes ;
- décide que les juridictions administratives sont compétentes ;
- lui alloue une somme de 1 920 739 F due à titre de dommages-intérêts à compter de la date de sa requête au gouverneur de la Banque de France ;
- et dise que les intérêts ayant couru depuis plus d'un an, ils porteront eux-mêmes intérêt ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code des tribunaux administratifs ;
Vu la loi n° 73-3 du 3 janvier 1973 ;
Vu la loi n° 75-4 du 3 janvier 1975 ;
Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;
Vu la loi du 30 décembre 1977 ;
Après avoir entendu :
- le rapport de M. Richer, Conseiller d'Etat,
- les observations de Me Ryziger, avocat de M. X... et de Me Delvolve, avocat de la Banque de France,
- les conclusions de M. Massot, Commissaire du gouvernement ;
Considérant qu'aux termes de l'article 30 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, "la juridiction administrative connaît des contestations relatives à l'administration intérieure de la Banque ainsi que des litiges entre la Banque et les membres de son conseil général ou ses agents et prononce en cette matière toute condamnation civile, y compris dommages et intérêts, et même la cessation de fonction. Toutes autres questions sont portées devant les tribunaux qui doivent en connaître" ; que ni cet article ni aucune autre disposition ne donne compétence au juge administratif pour connaître de la demande de M. X..., qui tend à ce que la Banque de France soit condamnée à lui verser une indemnité en réparation du préjudice que lui aurait causé la communication à des tiers par la Banque de renseignements prétendûment inexacts le concernant ; que, dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;
Article ler : La requête de M. Philippe X... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à la Banque de France et au ministre d'Etat, chargé de l'économie, des finances et d la privatisation.
Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?
Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.
Sans engagement • Annulation à tout moment
Historique des décisions
Historique des décisions
Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.
Voir l'historique