Texte intégral
N° de minute : 2024/56
COUR D'APPEL DE NOUMÉA
Arrêt du 22 juillet 2024
Chambre commerciale
N° RG 24/00029 - N° Portalis DBWF-V-B7I-UZV
Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 25 avril 2024 par le tribunal mixte de commerce de NOUMEA (RG n° 2023/01863)
Saisine de la cour : 27 mai 2024
APPELANT
Mme [R] [C] [L],
demeurant [Adresse 2]
Représentée par Me Marie-Astrid CAZALI de la SELARL M.A.C AVOCAT, avocat au barreau de NOUMEA
INTIMÉ
S.E.L.A.R.L. MARY [E] [P], ès qualités de mandataire liquidateur de Mme [L] [R] [C],
Siège social : [Adresse 1]
AUTRE INTERVENANT
MINISTERE PUBLIC
COMPOSITION DE LA COUR :
L'affaire a été débattue le 11 juillet 2024, en chambre du conseil, devant la cour composée de :
M. Philippe ALLARD, Président de chambre, président,
Mme Marie-Claude XIVECAS, Conseiller,
Mme Béatrice VERNHET-HEINRICH, Conseillère,
qui en ont délibéré, sur le rapport de M. Philippe ALLARD.
22/07/2024 : Copie revêtue de la formule exécutoire - Me CAZALI ;
Expéditions - Me [P] ; MP ;
- Copie TPI ; Copie TMC
Greffier lors des débats : M. Petelo GOGO
Greffier lors de la mise à disposition : M. Petelo GOGO
L'affaire a été communiquée au ministère public, qui a fait connaître son avis.
ARRÊT :
- contradictoire,
- prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 451 du code de procédure civile de la Nouvelle-Calédonie,
- signé par M. Philippe ALLARD, président, et par M. Petelo GOGO, greffier, auquel la minute de la décision a été transmise par le magistrat signataire.
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Selon jugement en date du 6 septembre 2021, le tribunal mixte de commerce de Nouméa, sur assignation du payeur de la Nouvelle-Calédonie, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de Mme [L] qui exerçait une activité de fabrication de pains asiatiques.
Suivant jugement du 5 septembre 2022, rectifié le 8 novembre 2022, cette juridiction a :
- arrêté le plan de redressement de Mme [L] organisant la continuation de l'entreprise,
- dit que le passif définitivement admis devrait être apuré au moyen de 84 mensualités d'un montant de 214.588 FCFP,
- nommé la selarl [P] en qualité de commissaire à l'exécution du plan.
Selon jugement réputé contradictoire en date du 25 avril 2024, le tribunal mixte de commerce de Nouméa, sur la requête de la selarl [P] qui dénonçait trois échéances impayées et faisait état d'un nouveau passif de plus de 3.000.000 FCFP, a :
- prononcé la résolution du plan de redressement judiciaire et la liquidation judiciaire de Mme [L],
- fixé la date de cessation des paiements au 1er juin 2023,
- désigné la selarl [P] en qualité de liquidateur judiciaire.
Selon requête déposée le 27 mai 2024, Mme [L] a interjeté appel de cette décision.
Aux termes de son mémoire déposé le 9 juillet 2024, Mme [L] demande à la cour de :
- infirmer en toutes ses dispositions le jugement entrepris ;
- juger que la procédure ouverte à l'encontre de Mme [L] se poursuivra sous la forme d'un redressement judiciaire ;
- renvoyer les parties devant le tribunal mixte de commerce de Nouméa aux fins de présentation d'un plan de redressement.
Selon conclusions déposées le 10 juillet 2024, la selarl [P] indique ne pas être opposée à la réformation du jugement dans la mesure où il existe des perspectives sérieuses d'apurement du passif.
Selon conclusions datées du 8 juillet 2024, le ministère public sollicite la confirmation du jugement entrepris.
Sur ce, la cour,
Dès lors qu'il n'est pas contesté que Mme [L] n'est pas en état de cessation des paiements, le mandataire liquidateur détenant une somme de 4 355 754 FCFP pour le compte la procédure collective, il n'y a pas lieu de prononcer la résolution du plan et d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire.
Par ces motifs :
La cour,
Infirme le jugement entrepris ;
Statuant à nouveau,
Dit n'y avoir lieu à résolution du plan et ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire ;
Renvoie l'affaire devant le tribunal mixte de commerce de Nouméa afin qu'il soit procédé au suivi de l'exécution du plan ;
Condamne Mme [L] aux dépens.
Le greffier, Le président.
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