Cour de cassation, 04 avril 2002. 00-20.805
Juridiction :
Cour de cassation
Numéro de pourvoi :
00-20.805
Date de décision :
4 avril 2002
Résumé par l'IA
Résumé par l'IA
Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.
Débloquer le résumé IATexte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :
Sur le pourvoi formé par :
1 / M. Jacques-François X...,
2 / la société civile immobilière (SCI) Callanquin-Wajsberg,
3 / Mme Micheline Y..., épouse X..., tous trois domiciliés ...,
en cassation d'un arrêt rendu le 8 juin 2000 par la cour d'appel de Metz (1ère chambre civile), au profit de la société Atelier Cailleaud Joliot, société anonyme, dont le siège est ...,
défenderesse à la cassation ;
Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ;
Vu la communication faite au Procureur général ;
LA COUR, en l'audience publique du 6 mars 2002, où étaient présents : M. Ancel, président, M. Séné, conseiller rapporteur, Mme Borra, conseiller, Mme Genevey, greffier de chambre ;
Sur le rapport de M. Séné, conseiller, les observations de Me Luc-Thaler, avocat des époux X... et de la société civile immobilière Callanquin-Wajsberg, de la SCP Boulloche, avocat de la société Atelier Cailleaud Joliot, les conclusions de M. Joinet, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Sur le moyen unique :
Vu les articles 564 du nouveau Code de procédure civile et 753 du même Code, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur du décret n° 98-1231 du 28 décembre 1998 ;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'une mission de maîtrise d'oeuvre ayant été confiée à la société d'architecture Atelier Cailleaud Joliot (la société d'architecture) pour la création et l'aménagement d'une officine de pharmacie, M. X... a assigné la société d'architecture en paiement de dommages-intérêts devant un tribunal de grande instance ; que cette société ayant soutenu que le contrat de maîtrise d'oeuvre n'avait été conclu qu'avec la société civile immobilière
X...
(la SCI), la SCI et Mme X... sont intervenues volontairement à l'instance ; qu'un jugement du 30 avril 1998 leur a donné acte de leurs interventions et a déclaré recevable mais mal fondée l'action exercée par M. X... à l'encontre de la société d'architecture ; que M. et Mme X... et la SCI ont interjeté appels de ce jugement ;
Attendu que pour déclarer irrecevables, comme nouvelles, les prétentions formées en appel par la SCI et Mme X... à leur profit et tendant à la condamnation de la société d'architecture au paiement de dommages-intérêts, l'arrêt relève qu'au vu des conclusions du 25 février 1997, la SCI et Mme X... n'ont finalement présenté aucune demande en première instance ;
Qu'en statuant ainsi, sans rechercher, comme elle y était invitée, si dans des conclusions antérieures du 24 octobre 1995 la SCI et Mme X... n'avaient pas présenté à l'encontre de la société d'architecture de demande de dommages-intérêts qu'elles n'avaient pas abandonnée par la suite, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE mais seulement en ce qu'il a déclaré irrecevables les prétentions de la SCI et de Mme X..., l'arrêt rendu le 8 juin 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Metz ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nancy ;
Laisse à chaque partie la charge de ses propres dépens ;
Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Atelier Cailleaud Joliot ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatre avril deux mille deux.
Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?
Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.
Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment
Historique des décisions
Historique des décisions
Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.
Voir l'historique