Berlioz.ai

Cour de cassation, 15 juin 1995. 93-20.688

Juridiction :

Cour de cassation

Numéro de pourvoi :

93-20.688

Date de décision :

15 juin 1995

Résumé par l'IA

Résumé par l'IA

Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.

Débloquer le résumé IA

Texte intégral

Sur le moyen unique, pris en ses trois branches : Vu l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale, ensemble l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que, selon le premier de ces textes, est un accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail ; Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que, le 18 février 1987, Serge X..., salarié de la Compagnie des eaux et de l'ozone, a été tué, au temps et au lieu du travail, par deux individus qui n'ont pu être identifiés ; que la commission de recours amiable de la Caisse ayant admis la prise en charge du décès au titre de la législation sur les accidents du travail, l'employeur a saisi d'un recours le tribunal des affaires de sécurité sociale ; que ce recours a été rejeté ; Attendu que, pour dire que le meurtre dont Serge X... a été victime ne relevait pas de la législation sur les accidents du travail, la cour d'appel, après avoir constaté que les auteurs du meurtre n'avaient pas été découverts, et que leurs mobiles demeuraient ignorés, qu'aucune des hypothèses émises à propos de la personnalité, du militantisme, du train de vie du défunt ne s'étaient vérifiées, retient toutefois qu'en raison de la personnalité de la victime, de ses opinions, de son comportement en dehors du travail, de sa propension à l'action violente qui " connotent les circonstances de sa mort ", l'existence d'un rapport entre ces deux ordres de choses est " tout à fait probable ", la circonstance que Serge X... ait été tué dans les locaux appartenant à son employeur ne pouvant enfin conférer aux faits le caractère d'un accident du travail ; Attendu qu'en se prononçant par de tels motifs la cour d'appel a violé le premier des textes susvisés et n'a pas satisfait aux exigences du second ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 14 septembre 1993, entre les parties, par la cour d'appel de Bastia ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?

Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.

Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment

Historique des décisions

Historique des décisions

Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.

Voir l'historique
Cour de cassation 1995-06-15 | Jurisprudence Berlioz