Berlioz.ai

Cour de cassation, 13 juin 1995. 93-12.873

Juridiction :

Cour de cassation

Numéro de pourvoi :

93-12.873

Date de décision :

13 juin 1995

Résumé par l'IA

Résumé par l'IA

Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.

Débloquer le résumé IA

Texte intégral

Sur le moyen unique : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que, M. Guy X..., qui avait exercé les fonctions d'agent général du Groupe des assurances nationales (GAN) Vie jusqu'au 31 décembre 1986, a assigné cette compagnie en paiement des commissions qu'il estimait lui être dues sur les primes exigibles au titre du quatrième trimestre 1986 et afférentes aux polices d'assurances de Groupe Vie par lui apportées ; que le GAN Vie s'est opposé à cette prétention, en observant que les primes étaient payables à terme échu et en soutenant que M. X... ne pouvait prétendre à des commissions calculées sur des cotisations encaissées postérieurement à la cessation de ses fonctions ; Attendu qu'après avoir relevé que M. X... avait accepté les conditions de rémunération prévues au tableau des commissions annexé à sa lettre de nomination et qu'une clause de ce tableau prévoyait que le droit aux commissions s'acquiert au fur et à mesure des cotisations, et ce, sans distinguer entre les commissions relatives au régime interprofessionnel de prévoyance et celles relatives aux assurances de groupe, l'arrêt attaqué a débouté M. X... de sa demande ; Attendu qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de M. X... qui prétendait que les commissions litigieuses étaient des commissions d'acquisition et que dès lors, la clause précitée ne pouvait lui être opposée comme contraire aux dispositions d'ordre public du décret n° 50-1608 du 28 décembre 1950 modifié, qui énonce en son article 19, qu'en cas de cessation des fonctions de ces agents, les commissions d'acquisition de toutes les catégories d'assurances restant à échoir demeureront payables, au fur et à mesure de l'encaissement des primes correspondantes, auxdits agents, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11 décembre 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris autrement composée.

Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?

Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.

Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment

Historique des décisions

Historique des décisions

Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.

Voir l'historique
Cour de cassation 1995-06-13 | Jurisprudence Berlioz