Berlioz.ai

Cour de cassation, 07 janvier 1998. 97-83.205

Juridiction :

Cour de cassation

Numéro de pourvoi :

97-83.205

Date de décision :

7 janvier 1998

Résumé par l'IA

Résumé par l'IA

Accédez au résumé intelligent de cette décision, généré par notre IA juridique.

Débloquer le résumé IA

Texte intégral

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le sept janvier mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseiller MASSE de BOMBES, les observations de Me BROUCHOT, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général LUCAS ; Statuant sur le pourvoi formé par : - HAMON Y..., contre l'arrêt de la cour d'appel de CAEN, chambre correctionnelle, du 11 avril 1997, qui, pour destruction volontaire d'un bien appartenant à autrui, l'a condamné à une amende de 3 000 francs avec sursis et qui a prononcé sur les intérêts civils ; Vu les mémoires personnel et ampliatif produits ; Sur le mémoire personnel : Attendu que ce mémoire ne vise aucun texte dont la violation serait alléguée et ne contient aucun grief offrant un point de droit à juger; que, dès lors, ne répondant pas aux exigences de l'article 590 du Code de procédure pénale, il est irrecevable ; Sur le mémoire ampliatif : Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 6, L. 121-3, L. 322-1, alinéa 1er, du Code pénal et 593 du Code de procédure pénale, méconnaissance du principe de l'autorité de la chose jugée ; "en ce que l'arrêt a déclaré Guy Z... coupable du délit de destruction volontaire d'un bien ; "aux motifs que le jour des faits, l'huissier avait bien l'autorisation de procéder à la pose d'un sabot de Denver, en vertu d'une ordonnance du juge de l'exécution du tribunal d'instance d'Avranches en date du 12 juin 1995 ; "alors que Guy Z... avait démontré que, par une décision du 6 novembre 1996, le juge de l'exécution du tribunal d'instance d'Avranches avait prononcé la nullité du procès-verbal d'immobilisation du véhicule ainsi que de tous actes de procédure subséquents ; qu'en s'abstenant de tirer les conséquences de cette décision et en retenant, néanmoins, que l'huissier avait bien l'autorisation de procéder à la pose d'un sabot de Denver, en vertu d'une ordonnance dont l'illégalité était reconnue, la Cour a violé les textes et principes susvisés" ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces produites que Me X..., huissier de justice , a posé le 9 novembre 1995 au matin une pince dite "sabot de Denver" sur le camion du prévenu qui faisait l'objet d'une ordonnance de saisie ; que, dans l'après-midi Guy Z... a scié le sabot à la tronçonneuse pour déplacer son véhicule ; que, par jugement définitif du tribunal d'instance d'Avranches du 6 novembre 1996 le procès-verbal d'immobilisation du véhicule dressé par l'huissier le 9 novembre 1995 a été annulé ; Attendu que, pour rejeter l'argumentation reprise au moyen, l'arrêt attaqué énonce que l'huissier avait bien l'autorisation de procéder à la pose du sabot en vertu d'une ordonnance d'exécution du I2 juin 1995 ; Attendu qu'en cet état, la cour d'appel n'encourt pas le grief allégué dès lors que la destruction volontaire d'un bien appartenant à autrui étant une infraction instantanée, la décision civile postérieure annulant la saisie, est sans incidence tant sur l'élément matériel que sur l'élément intentionnel de ce délit ; Qu'ainsi le moyen ne peut être accueilli ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré : M. Guilloux conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président, M. Massé de Bombes conseiller rapporteur, Mme Baillot, MM. Le Gall, Farge, Pelletier conseillers de la chambre, M. Poisot conseiller référendaire ; Avocat général : M. Lucas ; Greffier de chambre : Mme Ely ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Besoin d'analyser cette décision en profondeur ?

Berlioz peut résumer, comparer et extraire les informations clés de cette décision pour votre dossier.

Sans carte bancaire • Sans engagement • Annulation à tout moment

Historique des décisions

Historique des décisions

Visualisez l'historique procédural complet : première instance, appel, cassation.

Voir l'historique
Cour de cassation 1998-01-07 | Jurisprudence Berlioz