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Tribunal judiciaire, 20 décembre 2024. 24/04369

Juridiction :

Tribunal judiciaire

Numéro de pourvoi :

24/04369

Date de décision :

20 décembre 2024

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Texte intégral

N° RG 24/04369 - N° Portalis DB2E-W-B7I-MVLD RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS TRIBUNAL JUDICIAIRE DE STRASBOURG Chambre de la famille ************** JUGEMENT DE DIVORCE du 20 Décembre 2024 2ème Ch. Civile Cab. 7 N° RG 24/04369 - N° Portalis DB2E-W-B7I-MVLD Copie executoire à : Me Lionel FRANCK Me Camille WOHLGEMUTH Copie : dossier Le Le Greffier PARTIE DEMANDERESSE Madame [K] [G] [M] née le [Date naissance 2] 1997 à [Localité 14] de nationalité Française domiciliée : chez Madame [O] [M] [Adresse 9] [Localité 11] (bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro c-67482-2024-2846 du 15/04/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 16]) représentée par Me Camille WOHLGEMUTH, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 330 PARTIE DÉFENDERESSE Monsieur [V] [I] né le [Date naissance 1] 1996 à [Localité 17] de nationalité Française [Adresse 3] [Localité 10] (bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-67482-2024-3939 du 28/05/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 16]) représenté par Me Lionel FRANCK, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 234 COMPOSITION DU TRIBUNAL Juge aux affaires familiales : Christine MONJARDIN Greffier : Lucile MOEGLIN lors des débats et du prononcé de la décision DÉBATS ou DÉPÔT DES DOSSIERS A l’audience en chambre du conseil du 26 Novembre 2024 JUGEMENT Prononcé publiquement le 20 Décembre 2024 par jugement Contradictoire mis à disposition au greffe de la juridiction, ce dont les parties présentes ou représentées ont été dûment avisées [Motifs de la décision occultés] [Motifs de la décision occultés] PAR CES MOTIFS Le juge aux affaires familiales, CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ; PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de : Monsieur [V] [I], né le [Date naissance 7] 1996 à [Localité 16], et de Madame [K], [G], [M], née le [Date naissance 2] 1997 à [Localité 13], lesquels se sont mariés le [Date mariage 5] 2016, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 12] ; ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil de Monsieur [V] [I] et de Madame [K] [M] détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ; ORDONNE le report des effets du divorce dans le rapport entre les parties concernant les biens à la date du 19 février 2024 ; RAPPELLE qu'à compter du divorce, les parties perdent l'usage du nom de leur conjoint ; CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que Monsieur [V] [I] et Madame [K] [M] ont pu, le cas échéant, se consentir ; RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ; ATTRIBUE à Monsieur [V] [I] le droit au bail du logement ayant servi de domicile conjugal sis [Adresse 4] [Localité 10] ; CONSTATE que Monsieur [V] [I] et Madame [K] [M] renoncent à demander le versement d'une prestation compensatoire ; CONSTATE que Monsieur [V] [I] et Madame [K] [M] exercent en commun l'autorité parentale sur les enfants, - [T], [X] [I], né le [Date naissance 8] 2017 à [Localité 15] ; - [R] [I], née le [Date naissance 6] 2021 à [Localité 15] ; RAPPELLE que l'exercice en commun de l'autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l'égard des enfants et doivent notamment : -prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence des enfants, -s'informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents, sur l'organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…), ce qui implique notamment la remise réciproque des documents d'identité et du carnet de santé des enfants ; -permettre les échanges entre les enfants et l'autre parent dans le respect de vie de chacun; - protéger le droit à l’image des enfants dans le respect du droit à la vie privée ; RAPPELLE que tout changement de résidence de l'un des parents dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt des enfants ; FIXE la résidence des enfants au domicile de Madame [K] [M] ; DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [V] [I] accueille les enfants et, à défaut d'un tel accord, fixe les modalités suivantes : Hors vacances scolaires : -la fin des semaines paires dans l'ordre du calendrier du vendredi à la fin des activités scolaires au dimanche à 18 heures, avec extension au jour férié qui précède ou qui suit, Pendant les vacances scolaires : - les années paires : la première moitié des vacances d’hiver, de printemps, de la [Localité 18], de Noël ainsi que la première et la troisième quinzaines des vacances scolaires d’été, - les années impaires : la deuxième moitié des vacances d’hiver, de printemps, de la [Localité 18], de Noël ainsi que la deuxième et la quatrième quinzaines des vacances scolaires d’été, à charge pour Monsieur [V] [I] d'aller chercher ou faire chercher les enfants à l'école ou au domicile de l'autre parent et de ramener ou faire ramener les enfants par une personne de confiance ; DIT que, sans remettre en cause l'alternance ainsi prévue, la fin de semaine incluant le jour de la fête des pères sera passée avec Monsieur [V] [I] et la fin de semaine incluant le jour de la fête des mères sera passée avec Madame [K] [M] ; DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l'académie du lieu de scolarisation ; DIT que les vacances scolaires doivent être considérées comme débutant le premier samedi suivant la fin des cours pour s’achever le dernier dimanche avant leur reprise; PRECISE que par « moitié » des vacances scolaires, il y a lieu d’entendre, sauf accord différent entre les parties, que le parent qui doit héberger les enfants pourra les accueillir : 1) pour des vacances de quinze jours : - la première moitié : du samedi matin suivant la fin des cours au dimanche soir précédant la seconde semaine de congés, - la seconde moitié : du dimanche soir précédant la seconde semaine de congés au dimanche soir suivant ; 2) pour les vacances d’été : - pour les vacances d’été fractionnées par quinzaines : au moins quinze jours consécutifs du samedi matin suivant la fin des cours ou du dimanche soir de la première période lorsqu'il n'y a pas cours pour se terminer le dimanche soir suivant la deuxième semaine ; DIT que les horaires des vacances, pour chercher et ramener les enfants, sont à définir librement entre les parents ou, à défaut d’accord, sont fixés à 10 heures le matin et à 19 heures le soir ; DIT que Monsieur [V] [I] doit respecter un délai de prévenance de 3 jours pour les fins de semaine en période scolaires et d’un mois pour les vacances scolaires ; DIT que faute pour Monsieur [V] [I] de prévenir Madame [K] [M] dans les délais précités, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil pour toute la période ; DISPENSE Monsieur [V] [I] de contribuer à l'entretien et à l'éducation des enfants par le versement d'une pension alimentaire jusqu'à amélioration de sa situation financière ; DIT que chaque partie conserve la charge de ses dépens ; CONDAMNE Madame [K] [M] au paiement des dépens ; RAPPELLE que les mesures portant sur les enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire; DIT n'y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ; RAPPELLE que, sauf écrit constatant leur acquiescement ou exécution sans réserve, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice ; Ainsi jugé, mis à disposition au greffe le 20 décembre 2024 et signé par le juge aux affaires familiales et par le greffier. LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

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