Texte intégral
N° RG 24/09481 - N° Portalis DB2E-W-B7I-NDK5
TRIBUNAL DE PROXIMITÉ DE HAGUENAU
[Adresse 4]
[Localité 7]
HAGUENAU Civil
N° RG 24/09481 - N° Portalis DB2E-W-B7I-NDK5
Exécutoire remise en mains propres à M. [P] [M], et Mme [A] [G];
le 24/10/2024
à
Le Greffier
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT DU
24 OCTOBRE 2024
DEMANDEURS :
Monsieur [P] [M]
demeurant [Adresse 2]
Comparant en personne
Madame [E] [M]
demeurant [Adresse 6]
Représentée par M. [P] [M]
Monsieur [I] [M]
demeurant [Adresse 3]
Représenté par M. [P] [M]
DÉFENDERESSE :
Madame [A] [G]
demeurant [Adresse 5]
Représentée par Me Carla MESSI, avocate au barreau de STRASBOURG
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Arnaud STURCHLER, Juge
Lila BOCKLER, Greffier
DÉBATS :
A l'audience publique du 24 Octobre 2024
JUGEMENT
Contradictoire en premier ressort, susceptible d’appel dans les vingt-quatre heures (24 heures) devant Mme la Première Présidente de la Cour d’appel de [Localité 9] conformément aux dispositions de l’article 1061-1 du Code de procédure civile
Rendu sur le siège le 24 Octobre 2024 à 11h00,
Signé par Arnaud STURCHLER, Juge et par Lila BOCKLER, Greffier
EXPOSE DU LITIGE
Vu la requête en contestation de funérailles du 21 octobre 2024, par laquelle Monsieur [P] [M], Madame [E] [M], et Monsieur [I] [M], enfants de Monsieur [N] [M], décédé le [Date décès 1] 2024, ont saisi le juge du tribunal de proximité de Haguenau.
Vu l’ordonnance du 21 octobre 2024, par laquelle Madame la Vice-Présidente du tribunal de proximité de Haguenau a fixé l’audience au 24 octobre 2024, signifiée à Madame [A] [G] le 22 octobre 2024.
Vu l’audience du 24 octobre 2024 au cours de laquelle Monsieur [P] [M] a comparu en personne, ainsi que Madame [A] [G], assistée par son avocat, en l’absence de Madame [E] [M] et de Monsieur [I] [M].
Vu l’impossibilité de concilier les parties.
Vu les observations de Monsieur [P] [M] ayant demandé l’inhumation de son père au cimetière de [Localité 10], au motif qu’il dispose d’une concession jusqu’au 3 juin 2038, et qu’il n’a jamais laissé d’écrits concernant sa volonté d’être inhumé à [Localité 8].
Vu les conclusions de Madame [A] [G], du 23 octobre 2024 auxquelles il sera renvoyé pour l’exposé de ses prétentions et de ses moyens.
MOTIFS
Vu l’article 3 de la loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles
En l’espèce, Madame [A] [G], dernière épouse de Monsieur [N] [M], certifie que ce dernier lui a mentionné à plusieurs reprises qu’il souhaite être inhumé au cimetière d’[Localité 8]. Elle souligne notamment l’attestation de Monsieur [J] [M], frère de Monsieur [N] [M], selon laquelle ce dernier a mentionné son souhait d’être inhumé dans la tombe où reposera son épouse Madame [A] [G], à [Localité 8]. L’attestation précise que Monsieur [N] [M] n’avait plus de contact avec ses trois enfants ces dernières années. Il n’est pas contesté par Monsieur [P] [M] que les relations de Monsieur [N] [M] avec ses enfants étaient inexistantes depuis plus de 10 années, à l’exception de rencontres ponctuelles.
Madame [A] [G] produit également des attestations de Madame [U] [C], Monsieur [V] [H], Madame [D], Monsieur [T] [H], Madame [W] [O], et Monsieur [P] [H], selon lesquelles Monsieur [N] [M] a indiqué vouloir être inhumé au cimetière d’[Localité 8].
Ces attestations, qui font part de déclarations orales, ne sont toutefois pas suffisantes pour prouver contre le contrat de concession funéraire au cimetière de [Localité 10] actualisé au 21 octobre 2024, selon lequel Monsieur [N] [M] est directement concessionnaire de la concession n°1844 jusqu’au 3 juin 2038, l’acquisition ayant été effectué le 3 juin 2008, avec Monsieur [Z] [M] en qualité de concessionnaire fondateur. Dès lors que Monsieur [N] [M] est concessionnaire au moment du décès et qu’il n’a jamais demandé de modification de ce contrat, il y a lieu d’appliquer le contrat de concession funéraire avec inhumation au cimetière de [Localité 10].
En conséquence, il y a lieu de confier l’inhumation de Monsieur [N] [M] à Monsieur [P] [M], Madame [E] [M] et Monsieur [I] [M] au cimetière de [Localité 11].
Compte tenu du caractère familial du litige, chaque partie conservera la charge de ses propres dépens et il n’y a pas lieu de faire application de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire et susceptible d’appel dans les vingt-quatre heures devant Madame la Première Présidente de la Cour d’appel de Colmar,
CONFIE l’organisation et la détermination des modalités des funérailles de Monsieur [N] [M], décédé le [Date décès 1] 2024 à Monsieur [P] [M], Madame [E] [M] et Monsieur [I] [M] au cimetière de [Localité 11] ;
DIT que chacune des parties conservera la charge de ses dépens ;
DIT n’y avoir lieu à faire application de l’article 700 du code de procédure civile ;
DÉCLARE le présent jugement exécutoire sur minute ;
AINSI JUGE ET PRONONCE, les jour, mois et an susdits, et nous, Juge et Greffier, avons signé le présent jugement.
Le Greffier, Le Juge
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