Texte intégral
Cour d'appel de Rennes
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE RENNES
[Adresse 9] - tél : [XXXXXXXX01]
N°
Cabinet D
3ème Chambre Civile
Le 16 Avril 2024
N° RG 19/05825 - N° Portalis DBYC-W-B7D-IOBO
Epoux [J]
(divorce)
2 Copies certifiées conformes délivrées aux avocats
2 Copies exécutoires délivrées
aux parties (LRAR)
1 extrait à la CAF
1 copie dossier
le :
TROISIEME CHAMBRE CIVILE
JUGEMENT
DEMANDERESSE :
Madame [R] [S] [D]
née le [Date naissance 7] 1984 à TOLIMA (COLOMBIE)
domiciliée : chez Madame [N] [C]
[Adresse 10]
[Localité 13]
représentée par Me Delphine DÉJOUÉ, avocat au barreau de RENNES
DÉFENDEUR :
Monsieur [U] [M] [Y] [J]
né le [Date naissance 3] 1983 à [Localité 13]
demeurant [Adresse 4]
[Localité 8]
représenté par Me Marc-Olivier HUCHET, avocat au barreau de RENNES
COMPOSITION
Coline DESSAULT, Juge aux affaires familiales,
Assisté de Valentine GOHIN, Greffier, lors du prononcé, qui a signé la présente décision.
JUGEMENT
contradictoire, public et en premier ressort
mis à disposition au greffe le 16 Avril 2024
date indiquée à l’issue des débats.
Me Delphine DEJOUE, Me Marc-olivier HUCHET
EXPOSE DU LITIGE
Madame [R] [D] et Monsieur [U] [J] se sont mariés le [Date mariage 6] 2013 devant l'officier d'état civil de la commune de [Localité 13] (35), sans contrat de mariage préalable.
Un enfant est issu de cette union, [G] né le [Date naissance 5] 2013 à [Localité 13]
Par requête enregistrée au greffe le 20 septembre 2019, Madame [R] [D] a introduit une procédure de divorce sur le fondement des articles 251 et suivants du code civil et 1106 du code de procédure civile.
Par ordonnance de non-conciliation du 02 juin 2020, le juge conciliateur a fixé les mesures provisoire suivantes :
l'attribution de la jouissance du véhicule Tiguan à l'époux une pension alimentaire de 100 € par mois versée à l'épouse par l'époux au titre du devoir de secours l'exercice conjoint de l'autorité parentalela fixation de la résidence de l'enfant au domicile de la mère des droits de visite et d'hébergement paternels élargis une contribution paternelle à l'éducation et l'entretien de l'enfant à hauteur de 300 € par mois et le partage par moitié des dépenses exceptionnelles
Le 18 juin 2020, Monsieur [U] [J] a interjeté appel de l'ordonnance de non conciliation et par ordonnance du 06 octobre 2020, la Cour d'appel de Rennes a constaté le désistement de l'appelant.
Par acte d’huissier délivré le 19 avril 2021, Madame [R] [D] a assigné Monsieur [U] [J] en divorce sur le fondement des dispositions des articles 237 et 238 du code civil.
Monsieur [U] [J] s’est constitué sur cette assignation.
Conformément à l’article 455 du code de procédure civile, il sera intégralement renvoyé aux dernières conclusions de Madame [R] [D] régulièrement notifiées par RPVA le 19 janvier 2024 et à celles de Monsieur [U] [J] notifiées par RPVA le 24 septembre 2021 pour un exposé de leurs prétentions et moyens, étant précisé qu'aucun dossier de plaidoirie n'a été déposé dans les intérêts du défendeur.
La mise en état de l'affaire a été clôturée le 23 janvier 2024 par ordonnance du même jour et le dépôt des dossiers fixé à l'audience du 27 février 2024. La décision a été mise en délibéré au 16 avril 2024, par mise à disposition au greffe conformément aux dispositions de l'article 450 du code de procédure civile.
[DÉBATS NON PUBLICS – Motivation de la décision occultée]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement après débats en chambre du conseil par jugement contradictoire, rendu en premier ressort,
Vu l’ordonnance de non-conciliation du 02 juin 2020
Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal de :
Monsieur [U], [M], [Y] [J], né le [Date naissance 3] 1983 à [Localité 13] (35),
et de
Madame [R], [S] [D] , née le [Date naissance 7] 1984 à [Localité 11]-TOLIMA (COLOMBIE)
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 6] 2013 à [Localité 13] (35), sans contrat de mariage préalable
Ordonne la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l'article 1082 du code de procédure civile, en marge de l'acte de mariage, de l'acte de naissance de chacun des époux et, en tant que de besoin, sur les registres du Service du Ministère des Affaires étrangères à [Localité 12] ;
Sur les conséquences du divorce entre les époux
Dit qu’entre les époux, les effets du divorce remonteront en ce qui concerne les biens à la date du 1er septembre 2018 ;
Constate que les époux ont formé leurs propositions de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux et ont satisfait aux dispositions de l'article 257-2 du code civil ;
Constate la révocation des donations et avantages matrimoniaux prévus aux dispositions de l'article 265 du code civil ;
Déboute Madame [R] [D] de sa demande de prestation compensatoire au titre de l'article 270 du code civil.
Rappelle qu'à la suite du divorce, chacun des époux reprend l'usage de son nom conformément aux dispositions de l'article 264 du code civil ;
Sur les conséquences du divorce à l'égard des enfants
Constate que les dispositions de l'article 388-1 du code civil ont été respectées
Rappelle que l'autorité parentale sur l'enfant mineur est exercée conjointement par les deux parents
Rappelle que l'exercice conjoint de l'autorité parentale implique que les parents ont des devoirs et des droits égaux à l'égard de leur enfant et qu'ils doivent :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,s’informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances,...)respecter les liens et les échanges de l'enfant avec l'autre parent. L'enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou téléphone avec le parent chez lequel il ne réside pas, celui-ci ayant le droit de le contacter régulièrement,respecter l'image et la place de l'autre parent auprès de l'enfant,communiquer, se concerter, et coopérer dans l'intérêt de l'enfant.
Fixe la résidence principale de l'enfant au domicile de Madame [R] [D] ;
Rappelle que les parents ont le devoir, en cas de changement de résidence, de se communiquer leur nouvelle adresse selon les dispositions de l'article 373-2 du code civil ;
Rappelle qu'a fortiori et en application de l'article 227-6 du code pénal, le parent chez lequel résident habituellement les enfants, doit notifier tout changement de son domicile dans un délai d'un mois à compter de ce changement à l'autre parent bénéficiaire d'un droit de visite et d'hébergement, qu'à défaut il encourt une peine de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende ;
Dit qu’à défaut de meilleur accord, Monsieur [U] [J] exercera ses droits de visite et d’hébergement de la manière suivante :
pendant les périodes scolaires : les fins de semaines paires, du vendredi sortie des classes au lundi rentrée des classes pendant les vacances scolaires : la moitié des petites vacances scolaires en alternance, première moitié les années impaires et seconde moitié les années paires, étant précisé que l'enfant passera noël avec ses deux parents, le 24 décembre sera passé chez l'un et le 25 décembre chez l'autre en alternance un fractionnement par quinzaine des vacances d'été sauf départ de Madame [R] [D] en Colombie dans sa famille, à charge pour cette dernière de le prévenir avant le 15 avril précédent les congés d'été pour un partage des vacances d'été par périodes de quatre semaines consécutives
à charge pour le père d'aller chercher l'enfant ou de le faire chercher par une personne digne de confiance au domicile de la mère, et de l'y reconduire ou faire reconduire ;
Précise que le partage des vacances scolaires s'effectuera le samedi de la seconde semaine à 12 H;
Dit que, si un jour férié précède ou suit la période habituelle d'exercice du droit de visite et d'hébergement, il sera inclus dans cette période ;
Dit que Monsieur [U] [J] versera une contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant d'un montant de DEUX CENT CINQUANTE EUROS (250 €) et en tant que de besoin l'y condamne ;
Dit que la contribution est payable chaque mois avant le 10 du mois et d’avance, ou toute autre date en fonction de celle du versement du salaire du débiteur, au domicile de la mère et sans frais pour celle-ci ;
Dit que cette contribution sera revalorisée, à l’initiative du débiteur, au 1er janvier de chaque année, en fonction de la variation subie par l’indice des prix à la consommation des ménages (poste indice ensemble des ménages hors tabacs) publié par l’INSEE (email : www.insee.fr ou serveur vocal : [XXXXXXXX02]),
Dit que les paiements devront être arrondis à l’euro le plus proche, et qu’elle devra être calculée comme suit :
montant de la pension x nouvel indice = pension revalorisée
Indice de base
Pour satisfaire aux prescriptions de l'article 465-1 du Code de Procédure Civile, rappelle qu'en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d'exécution suivantes :
saisie-arrêt entre les mains d'un tiers,autres saisies,paiement direct entre les mains de l'employeur,recouvrement public par l'intermédiaire du Procureur de la République.
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du Code Pénal : 2 ans d'emprisonnement et 15.000 Euros d'amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République.
Rappelle que la contribution est due même au-delà de la majorité, tant que l’enfant n’est pas en état de subvenir lui-même à ses besoins et/ ou poursuit des études sérieuses, étant précisé que le parent qui en assume la charge devra justifier régulièrement et au moins une fois par an, de la situation de l’enfant ou des enfants auprès de l'autre parent ;
Dit que l'ensemble des frais exceptionnels afférents à l'enfant (frais médicaux et para-médicaux non remboursés, opticien, orthodontie, voyages scolaires, permis de conduire,....) seront partagés par moitié sur présentation des justificatifs par le parent qui aura engagé les frais et après concertation préalable pour les dépenses importantes ; en tant que de besoin, condamne chaque partie au paiement des sommes ainsi dues ;
Dit que conformément à l'article 373-2-2 II du Code civil, le versement de la contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant par Monsieur [U] [J] s'effectuera par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales et que dans l'attente de la mise en place effective de l'intermédiation, le parent débiteur devra régler directement entre les mains du parent créancier ;
Rappelle que le juge aux affaires familiales n'est pas compétent pour statuer sur les prestations familiales et éventuels avantages sociaux ;
Laisse à chacune des parties la charge des dépens par elles exposés, qui seront recouvrés le cas échéant conformément à la loi sur l’aide juridictionnelle ;
Rappelle que la présente décision est, de droit, exécutoire à titre provisoire, en ses dispositions relatives aux enfants ;
Rejette toutes autres demandes différentes, plus amples ou contraires.
Dit qu'en vertu de l'article 1074-3 du CPC, la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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