Tribunal judiciaire, 30 mai 2024. 24/00496
Juridiction :
Tribunal judiciaire
Numéro de pourvoi :
24/00496
Date de décision :
30 mai 2024
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Débloquer le résumé IATexte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE
Pôle de Proximité
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
ORDONNANCE DU : 18 Juillet 2024
Président : Madame FATY, Vice-présidente
Greffier : Madame DEGANI,
Débats en audience publique le : 30 Mai 2024
GROSSE :
Le 19 juillet 2024
à Me SANGUINETTI Eliette
Le ...................................................
à Me ...............................................
Le ...................................................
à Me ...............................................
EXPEDITION :
Le ..........................................................
à Me ......................................................
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à Me ......................................................
Le ...........................................................
à Me ......................................................
N° RG 24/00496 - N° Portalis DBW3-W-B7I-4NXI
PARTIES :
DEMANDEUR
Monsieur [W] [B]
né le 17 Février 1957 à [Localité 6], demeurant [Adresse 1]
représenté par Me Eliette SANGUINETTI, avocat au barreau de MARSEILLE
DEFENDEUR
Monsieur [K] [E]
né le 24 Août 1997 à [Localité 4], demeurant [Adresse 2]
non comparant
Par acte de Commissaire de Justice en date du 18 janvier 2024, Monsieur [W] [B] a assigné Monsieur [K] [E] devant le juge des référés du pôle de proximité du Tribunal Judiciaire de MARSEILLE pour voir :
• constater la résiliation du bail en application de la clause résolutoire contenue au contrat;
• ordonner l’expulsion de Monsieur [E] et celle de tous occupants de son chef des lieux sis à [Adresse 5], et de la place de parking, au besoin avec le concours de la [Localité 3] Publique;
• condamner Monsieur [E] à lui payer :
-la somme provisionnelle de 5125,92 euros au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 8 janvier 2024 avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer;
-une somme égale au montant du dernier loyer et des charges au titre de l’indemnité mensuelle d’occupation jusqu'à libération complète des lieux;
-la somme de 800,00 euros au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile outre les dépens.
• être autorisé à désactiver les émetteurs électroniques d'accès au parking;
• être autorisé à interdire l'accès de Monsieur [E] au parking;
A l'audience, Monsieur [B] a maintenu ses demandes tout en produisant un décompte actualisé de sa créance qui s'élève à la somme de 8203,53 au titre des loyers et charges impayés arrêtés au 27 mai 2024 dont il sollicite le paiement.
Le décompte actualisé sera pris en considération dans la mesure où dans son assignation, Monsieur [B] a sollicité le paiement d'une indemnité d'occupation.
Monsieur [E], cité en l’Etude de la SELARL AMSELLEM, [N], Commissaires de Justice, n’a pas comparu à l’audience, ni ne s'est fait représenter.
MOTIFS DE LA DECISION
Il résulte de l'article 472 du Code de Procédure Civile que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et que le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.
En application des articles 834 et 835 du Code de Procédure Civile, dans tous les cas d'urgence, le juge du contentieux de la protection peut, dans les limites de sa compétence, ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend. Il peut, même en présence d'une contestation sérieuse, prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite. Dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, il peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.
Sur la recevabilité de la demande:
L'article 24 III de la loi du 6 juillet 1989 dans sa rédaction issue de la loi du 27 juillet 2023 entrée en vigueur le 29 juillet 2023, dispose que "à peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence du Commissaire de Justice au représentant de l'Etat dans le département au moins six semaines avant l'audience".
Monsieur [B] produit la dénonciation de l'assignation à la Préfecture en date du 19 janvier 2024, soit six semaines au moins avant l'audience en date du 28 mars 2024.
L'action de Monsieur [B] est donc déclarée recevable.
Sur la résiliation du bail:
Par acte sous seing privé en date du 22 février 2022, Monsieur [B] a consenti à Monsieur [E] un bail d'habitation pour un logement situé à [Adresse 5], et pour une place de parking, dans lequel est insérée une clause résolutoire applicable de plein droit en cas de non paiement des loyers et charges après un commandement resté impayé pendant deux mois.
Le montant du loyer était de 583,00 euros outre 60,00 euros de charges et le loyer du parking était de 100,00 euros.
Monsieur [E] ne règlant pas régulièrement ses loyers, Monsieur [B] lui a fait délivrer le 30 août 2023 un commandement d’avoir à payer les loyers de retard et visant la clause résolutoire du contrat de bail pour un montant de 1467,25 euros hors frais.
Ce commandement, notifié à la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives le 1er septembre 2023, est resté sans effet pendant plus de deux mois, en ce que les sommes dues n’ont pas été réglées dans ce délai.
Par conséquent, la clause résolutoire est acquise de plein droit et le bail résilié à la date du 30 octobre 2023.
En outre, Monsieur [E] qui n'a pas comparu à l'audience, n'a fait valoir aucun argument permettant d'infirmer cette demande et n'a pas davantage sollicité de délais de paiement.
Il convient par conséquent d’ordonner l’expulsion de Monsieur [E] et celle de tous occupants de son chef, si besoin est avec le concours de la force publique et de le condamner à payer à Monsieur [B] la somme provisionnelle de 7990,22 euros au titre des loyers, indemnités d'occupation et charges impayés arrêtés au 27 mai 2024, déduction faite des frais de procédure qui relèvent le cas échéant des frais et dépens et avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision.
Monsieur [E] sera en outre condamné à payer à Monsieur [B] une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer courant et des charges qui auraient été payés en cas de non résiliation du bail, au titre de l’occupation des lieux jusqu’à leur libération effective et remise des clés et du badge de parking au propriétaire.
Sur l'exécution provisoire:
Il sera rappelé que les ordonnances de référé sont de plein droit exécutoires par provision en vertu des dispositions de l'article 514 du Code de Procédure Civile.
Sur les frais et dépens:
En application de l’article 696 du Code de Procédure Civile, Monsieur [E] conservera la charge des entiers dépens de l’instance, en ce compris le coût du commandement de payer.
En outre, Monsieur [E] sera tenu de payer à Monsieur [B] la somme de 300,00 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
PAR CES MOTIFS
Nous, Mme Corinne FATY Vice-Présidente du Pôle de Proximité du Tribunal Judiciaire de Marseille, statuant en qualité de juge des contentieux de la protection, après débats publics, par mise à disposition au greffe, par décision réputée contradictoire, rendue en premier ressort et en matière de référé,
Au principal, renvoyons les parties à mieux se pourvoir, mais dès à présent, par provision, tous droits et moyens des parties demeurant réservés,
DECLARONS RECEVABLE l'action de Monsieur [B];
CONSTATONS la résiliation de plein droit du bail liant les parties à la date du 30 octobre 2023 ;
ORDONNONS l’expulsion de Monsieur [E] et celle de tous occupants de son chef, avec au besoin le concours de la force publique des lieux sis à [Adresse 5], et de la place de parking, passé le délai de deux mois à compter de la délivrance du commandement d'avoir à quitter les lieux par acte de Commissaire de Justice;
CONDAMNONS Monsieur [E] à payer à Monsieur [B]:
• la somme provisionnelle de 7990,22 euros au titre des loyers, indemnités d'occupation et charges impayés arrêtés au 27 mai 2024 avec intérêts au taux légal à compter de la présente décision;
• une indemnité d’occupation égale au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de non résiliation du bail, et ce, jusqu’à libération effective des lieux et remise des clés et du badge de parking au propriétaire;
DEBOUTONS Monsieur [B] du surplus de ses demandes;
CONDAMNONS Monsieur [E] à payer à Monsieur [B] la somme de 300,00 euros au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile;
RAPPELONS que la présente ordonnance est exécutoire de droit par provision;
CONDAMNONS Monsieur [E] aux entiers dépens, en ce compris le coût du commandement de payer en date du 30 août 2023;
AINSI PRONONCE PAR MISE À DISPOSITION AU GREFFE, LES JOUR MOIS ET AN QUE DESSUS ET ONT SIGNÉ À LA MINUTE LE PRÉSIDENT ET LE GREFFIER PRÉSENTS LORS DU PRONONCÉ,
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
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